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Coopérative
La Cavac investit dans sa station de légumes secs

La coopérative vendéenne renforce ses capacités de stockage à Mouilleron-le-Captif. Un investissement de 4,2 millions d'euros accompagne le dynamisme d’une filière en forte croissance ces dernières années.

La Cavac a invité le 5 octobre 2018 ses producteurs de légumes secs à l’inauguration de son nouveau bâtiment de stockage sur le site de Mouilleron-le-Captif (85). L’investissement, à hauteur de 4,2 millions d’euros, témoigne du dynamisme d’une filière qui a le vent en poupe, profitant de l’intérêt croissant des consommateurs pour les protéines végétales et le produit en France.

En cinq ans, la Cavac a triplé ses ventes de légumes secs. Elle a commercialisé 5 100 tonnes en 2017 et la collecte 2018 devrait atteindre les 6 500 tonnes. « Nous avons l’objectif à trois ans de passer à 10 000 tonnes », indique Loïc Guitton, directeur des productions végétales spécialisées.

Dix-huit cellules ventilées

La coopérative vendéenne vise clairement le leadership national de la production de légumes secs. Pour y parvenir, elle a donc décidé de moderniser et renforcer sa station dédiée. Au stockage de 2 500 tonnes en bacs métalliques, la Cavac a ajouté un bâtiment d’une capacité de 4 500 tonnes, en exploitation depuis mi-août.

D’une hauteur de 30 mètres, le silo abrite dix-huit cellules ventilées. Leur capacité de 100, 200 et 400 tonnes permet de répondre à la diversification des productions. Le stockage en cellules est moins coûteux que le stockage en bac de 2 tonnes, qui réclame plus de manutention.

Le nouveau site a été doté d’un prénettoyeur, qui élimine les impuretés et permet de gagner jusqu’à 10 % de volume de stockage. Il intègre également deux cellules de fumigation et une cellule sécheuse. La Cavac a profité de l’extension pour revoir la circulation sur le site et dégager de l’espace pour le conditionnement et le stockage des produits finis. Évolutif, le bâtiment pourra être doublé sur sa longueur.

30 % des surfaces en bio

En 2016, c’est sur le triage que la Cavac avait investi 1,5 million d'euros avec une nouvelle chaîne d’une capacité de 5 tonnes à l’heure. Cet outil calibré pour 10 000 tonnes est polyvalent pour le conventionnel et le bio. Il a augmenté « notre capacité de trier à la demande du marché et de capter la valeur ajoutée », explique Loïc Guitton. Le directeur des productions végétales spécialisées annonce « une récolte 2018 bonne à très bonne en lentilles, et une année moyenne en haricots blancs, les deux pesant 80 % de nos volumes ». 3 200 hectares ont été déployés sur cette campagne, qui a concerné 350 producteurs, un nombre en croissance régulière.

En plein essor, le bio représente 30 % des surfaces et 25 % des volumes. Ces agriculteurs sont suivis par six techniciens spécialisés. « Toutes les surfaces sont contractualisées, ce qui donne une visibilité aux producteurs », explique Jean-Luc Caquineau, président de l’OP légumes de la Cavac. Côté aval, le groupe a repensé l’identité visuelle de sa marque Grain de vitalité et lancé Aim & Bio. Il mène des réflexions R&D pour « mettre de la praticité sur nos produits et aller plus loin dans la chaîne de valeur », confie Loïc Guitton. « Le changement de comportement des consommateurs donne de nouvelles couleurs à nos produits », conclut-il avec lyrisme.

Une activité historique

À l’heure de partir en retraite, Dominique Briffaud, président de la section légumes secs de la Cavac, a rappelé les heures glorieuses de la filière et son déclin. La mogette est indissociable des débuts de la coopérative. 9 000 tonnes étaient collectées dans les années 1960. Un chiffre descendu à 240 tonnes en 1995. « Le marché était très disputé, l’importation est arrivée et nous étions rémunérés en fonction des cours », s’est souvenu le producteur. Avec d’autres, Dominique Briffaud s’est chargé d’écrire la suite de l’histoire de la mogette vendéenne : création du Syndicat des producteurs, de l’interprofession, pour arriver à l’obtention du label Rouge en 2006 et de l’IGP en 2010. Et à la renaissance actuelle.

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