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Grippe aviaire : fin des zones réglementées, la France récupère le statut indemne

La dernière zone réglementée constituée autour d'un élevage de canards à foie gras touché par l'influenza aviaire a été levée. La France a demandé à l'Organisation mondiale de la santé animale le statut de pays indemne. 

La zone réglementée constituée autour du dernier foyer d’influenza en France a été levée. La France pourrait retrouver son statut de pays indemne.
© P. Le Douarin

Avec Agra 

La zone réglementée constituée autour du dernier foyer d’influenza en France a été levée, ce qui a permit à la France de demander à l’Omsa (organisation mondiale de la santé animale) son statut de pays indemne. 

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Le dernier foyer d'influenza était un élevage de canards à foie gras

Ce dernier foyer était un élevage de canards à foie gras dans la commune de Saint-Etienne d’Orthe dans les Landes, remontant au 13 novembre 2024, et la préfecture des Landes a supprimé officiellement cette zone réglementée par un arrêté ce 15 décembre. Ce délai correspond à ce que prévoit la réglementation française, selon laquelle «la levée de la zone de surveillance peut intervenir au minimum 30 jours après la fin des opérations préliminaires de désinfection du foyer», dit le ministère sur son site internet, soit, est-il précisé, 8 jours après la levée de zone de protection et lorsqu’un contrôle des opérations de nettoyage et de désinfection (en deux phases) a été réalisé dans les foyers par la DDPP. 

Lire aussi : Foie gras : 33 % d'offres en plus pour Noël 2024, comment évoluent les prix ?

L'avifaune sauvage constitue toujours une menace

Si aucun autre cas ne se manifeste, l’épisode d’influenza n’aura duré que quatre mois, depuis la révélation d’un premier cas le 7 août dans un élevage multi-espèces d’Ille-et-Vilaine. Pour autant l’avifaune sauvage peut toujours transmettre le virus et la France reste au niveau élevé de risque.

L'interprofession des palmipèdes à foie gras soulagée 

De quoi soulager l'interprofession des palmipèdes à foie gras (Cifog). D'autre part, elle « salue la décision de la ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt, Annie Genevard, de poursuivre l’accompagnement de l’État pour son financement ». L'engagement de l'Etat à hauteur de 70 % des coûts de vaccination, initialement prévu du 1er octobre au 31 décembre 2024, a été prolongé jusqu'au 30 septembre 2025. « Ce soutien financier tant attendu arrive à point nommé alors que le territoire européen est confronté à une recrudescence du nombre de foyers d'influenza aviaire et que la France semble résister», souligne Fabien Chevalier, président du Cifog. 

Lire aussi : Grippe aviaire : le bilan de la vaccination des canards en neuf points

Quelques réserves côté Anvol

L'engagement prolongé de l'Etat dans la vaccination est aussi acclamé du côté de l'interprofession française des volailles de chair (Anvol). Cependant, l'Anvol émet quelques réserves sur le fait que « l’obligation soit limitée aux canards de plus de 12 semaines en élevage (hors phase d’engraissement des palmipèdes à foie gras) et situés dans les zones à risque. Ils restent en effet persuadés qu’elle devrait être étendue à l’ensemble des canards de plus de 12 semaines d’âge sur l’ensemble du territoire, sans distinction », peut-on lire dans un communiqué publié ce jour. 

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