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Inflation : L’agroalimentaire demande l’indexation du prix de l’énergie pour les négos 2023

Des factures énergétiques en hausse de 700%, des renégociations toujours en suspens, l’Adepale alerte sur cette rentrée de « tous les dangers » pour ses adhérents.

L'Adepale alerte sur des hausses de factures énergétiques pouvant aller jusqu'à 700% en 2023.
© Skitterphoto / Pixabay

La question a été évoquée lors du dernier comité des négociations commerciales le 1er septembre en présence du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau : les organisations représentant les industriels de l’agroalimentaires ont émis l’idée de mettre en place un dispositif permettant de répercuter automatiquement les hausses de l’énergie dans les tarifs des entreprises. « Un dispositif simple et juste qui permettrait de fluidifier les négociations 2023 », estime l’Adepale dans un communiqué.

Des hausses allant jusqu'à +700% sur la facture énergétique

L’enquête interne de l’association des entreprises de produits alimentaires élaborés révèle qu’ « un tiers des entreprises adhérentes verront leur couverture énergie prendre fin en décembre 2022 et devront subir des hausses pouvant atteindre jusqu’à +700% », écrit-elle dans ce même communiqué. Cette hausse de l’énergie vient s’ajouter à la hausse d’autres coûts de production, alors qu’ « un tiers des renégociations avec les distributeurs sont toujours en suspens », alerte l’association.

La situation « est catastrophique » et « risque d’entraîner des arrêts de lignes de production et des recours à l’activité partielle ».

Entamer une concertation pour les négo 2023

Au-delà la proposition d’indexation du coût de l’énergie, l’Adepale demande également aux acteurs de la distribution de « respecter les engagements dans le cadre de la charte signée en mars dernier », « d’engager dès à présent un travail de concertation pour anticiper les négociations 2023 qui s’annoncent déjà particulièrement tendues ». Enfin, l’association appelle « à une concertation anticipée avec les entreprises concernées par les éventuels rationnements, pour laisser le temps à ces dernières d’adapter leurs plannings de production, de limiter les gaspillages et de prévenir les salariés ».

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