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Huiles
Huile de palme : des montagnes russes à prévoir en 2021

Les prix de l’huile de palme devraient rester élevés en début d’année, mais chuter au second semestre, alors que l’offre mondiale se redresse. La concurrence s'accroît de la part d'autres huiles (soja, colza, tournesol).

Le marché mondial de l’huile de palme s’annonce très volatil cette année. Sur le marché à terme de la Malaysian Distribution Exchange (MDEX), le prix du contrat de référence a débuté l’année à un haut niveau, d’environ 3 800 ringgits/tonne. Ceci porté par la pénurie mondiale en huile comestible enregistrée l’an dernier. Depuis le cours évolue en dent de scie.

Si 2020 a été marquée par une offre très mesurée en huile de palme, notamment à la suite du phénomène de La Niña et à un manque de main-d’œuvre, la production devrait se redresser au cours du second semestre de cette année. Les rendements s’annoncent meilleurs grâce aux conditions climatiques favorables et à une meilleure fertilisation des cultures. L’Indonésie et la Malaisie, qui représentent 85 % de l’offre mondiale, devraient ainsi voir leurs productions rebondir, respectivement, de 1,8 % à 48,3 millions de tonnes et de 2,4 % à 19,6 millions de tonnes, relaie Reuters. Les prix devraient alors légèrement reculer au cours du troisième trimestre.

Encore plus de volatilité à prévoir

Or, avec la hausse des cas de coronavirus dans le monde, en raison des nouveaux variants, de nombreux pays ont été incités à rétablir des mesures de restrictions. De quoi entraîner une nouvelle chute de la demande. Une meilleure production et une demande ralentie entraîneraient alors l’augmentation des stocks, ce qui pourrait peser davantage sur les prix au cours du second semestre. Et ce, d’autant plus que la concurrence de la part d’autres huiles d’oléagineux est de mise avec notamment l’huile de soja, de colza et de tournesol qui devraient aussi voir leur production augmenter cette année.

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