Hausse généralisée des prix des céréales françaises alors qu’Ormuz reste bloqué
Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, du blé dur, de l’orge brassicole et du maïs ont progressé entre le 20 et le 27 avril 2026 sur le marché physique français, dans le sillage du pétrole.
Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère, du blé dur, de l’orge brassicole et du maïs ont progressé entre le 20 et le 27 avril 2026 sur le marché physique français, dans le sillage du pétrole.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, dans le sillage du pétrole
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 27 avril 2026, à 186,50 €/t sur la période avril-juin, gagnant 6 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (+0,50 €/t, à 194,50 €/t sur la période mai). Il a suivi la progression des cours du pétrole alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué. Les cours du blé sur le CBOT ont progressé (+24,50 cts$/boisseau, à 597 621,50 cts$/boisseau sur l’échéance mai), les conditions météo étant défavorables aux cultures de blé d’hiver. Selon Céré’Obs, en semaine 16 (du 14 au 20 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont dégradées, passant de 84 % à 83 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).
Le blé dur est de nouveau coté, sur un marché atone
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, est de nouveau coté en cette semaine du 20 au 27 avril 2026, à 245 €/t sur la période avril-juin. Le marché est de fait globalement calme en raison de la volatilité des cours du blé tendre sur Euronext, en lien avec la versatilité de la situation au Moyen-Orient. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 16 (du 14 au 20 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont progressé, en sympathie avec le blé tendre
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 27 avril 2026, 187,50 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 3,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. Il faut noter que les disponibilités en orge sur l'ancienne campagne se font très rares, limitant de fait les transactions. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 16 (du 14 au 20 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 70 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont suivi une tendance haussière
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 27 avril, à 209,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 226 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, respectivement en hausse de 4,50 €/t et 7 €/t d'une semaine sur l’autre. Quelques affaires se sont traitées sur la semaine. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 16 (du 14 au 20 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont dégradées, passant de 94 % à 92 % pour la récolte 2026 (contre 84 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs ont progressé, à l’image des marchés à terme européen et états-unien
Sur le marché physique français, le cours du maïs en rendu Bordeaux s’élevait, le 27 avril 2026, à 209,50 €/t sur la période avril-juin, gagnant 15 €/t sur la semaine, à l’image d’Euronext (+14,25 €/t, à 218,50 €/t sur la période juin) et du CBOT (+8,75 cts$/boisseau, à 460,75 cts$/boisseau sur l’échéance mai). La cherté du prix des engrais et du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient pourrait conduire les agriculteurs à semer moins de maïs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 16 (du 14 au 20 mars 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 ont progressé, passant de 31 % à 56 % de la sole estimée (contre 49 % concernant la récolte 2025).