Les prix du soja augmentent fortement, entre guerre en Mer Noire et tension sur le pétrole
Les prix du soja ont encore fortement progressé dans le monde cette semaine. Le colza en France a aussi gagné du terrain, avec des semis en retard mais bien lancés désormais. La géopolitique a pesé (entre conflit au Moyen-Orient ; échange sur une possible trêve ou accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, alors que les frappes se poursuivent sur les infrastructures commerciales portuaires). Le tournesol a gagné quelques euros/tonne avec une récolte qui démarre vraiment.
Les prix du soja ont encore fortement progressé dans le monde cette semaine. Le colza en France a aussi gagné du terrain, avec des semis en retard mais bien lancés désormais. La géopolitique a pesé (entre conflit au Moyen-Orient ; échange sur une possible trêve ou accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, alors que les frappes se poursuivent sur les infrastructures commerciales portuaires). Le tournesol a gagné quelques euros/tonne avec une récolte qui démarre vraiment.
Les cours du colza ont encore progressé cette semaine
Les cours du colza sur Euronext ont progressé sur la période allant du 31 août au 7 septembre 2026 sur Euronext, passant de 544,25 €/t à 555,50 €/t sur l’échéance de novembre (+ 11,25 €/t). Même phénomène en colza Fob Moselle (+ 11€/t à 555,50 €/t) pour la période octobre novembre. Les semis avancent en France et les pluies sont les bienvenues (levées favorisées mais attention aux repousses et aux altises) mais les emblavements seront globalement tardifs cette année et il faudra surveiller de très près la présence des punaises dans les plants. Certains spécialistes énoncent clairement la possibilité de passer à une sole aux environs d’1Mha pour la récolte 2027 au lieu d’1,4 Mha en 2026.
Des prix du tournesol en hausse en France
Le prix du tournesol oléique en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence sur le marché physique français, ont un peu progressé pour la semaine allant du 31 août au 7 septembre 2026, à 587,50 €/t (- 5 €/t). Ils ont repris ce qu’ils avaient cédé la semaine précédente. D’un côté, au vu de la hausse continue des prix, les acheteurs ne sont guère nombreux. De plus, le taux d’engagement est plutôt bien avancé sur la campagne 2026-2027. D’un autre, les vendeurs sont inquiets quant à l’impact des températures caniculaires de ces deux derniers mois sur le développement des parcelles. Après la dégradation du potentiel de rendement par la canicule de juin en pleine période de floraison, les cultures qui ne se trouvent pas à proximité du littoral ont été fortement pénalisées par le manque d’eau et les températures élevées de juillet et d’août. Les coupes commencent enfin de façon significative, les récentes pluies ayant freiné le rythme des moissons. Les rendements apparaissent comme décevants pour l’instant. Mais il est encore trop tôt pour généraliser ces résultats
Les cours du soja ont fortement augmenté cette semaine
À Chicago, les cours du soja sur le CBOT ont progressé entre le 31 août et le 7 septembre 2026, passant de 1 288 cts$/boisseau à 1 309,75 cts$/boisseau sur l’échéance de novembre 2026, la plus traitée. Les termes de janvier et mars 2027 sont désormais les deuxième et troisième échéances les plus traitées sur le marché : ils ont tous deux clôturé également en hausse sur la semaine. Les difficultés d’exportation de la zone mer Noire, en parallèle des échanges entre Ukrainiens, Russes et Américain du week-end, ont énormément pesé sur les cours. La Chine continue ses achats en origine Etats-Unis. La hausse des prix du pétrole a aussi soutenu le marché. L’immense majorité des sojas en sont au stade de remplissage des gousses. On attend désormais les nouvelles estimations de rendements de la part de l’USDA, à paraître le 11 septembre.
Marché très calme en protéagineux
Sur le marché physique français, les pois et les féveroles fourragers ne sont guère cotés sur la semaine allant du 31 août au 7 septembre 2026. À titre indicatif, le pois fourrager en rendu Pontivy-Guingamp a progressé d’une dizaine d’euros à 287,50 €/t. En féverole, la cotation en rendu Pontivy-Guingamp s’établit au même prix. Le marché est très calme. La production n’est pas pléthorique cette année et les agriculteurs ont tendance à conserver leur récolte pour la transformer à la ferme.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.