Hausse des prix des céréales, entre tensions internationales et conditions de culture difficiles
Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20 juillet 2026. Les cours sur les marchés à terme européen et états-unien ont aussi enregistré de fortes hausses.
Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20 juillet 2026. Les cours sur les marchés à terme européen et états-unien ont aussi enregistré de fortes hausses.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, dans le sillage d'Euronext
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence en France, s’élevait, le 20 juillet 2026, à 237 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 13,50 €/t par rapport au 13 juillet 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (+ 18,75 €/t, à 235,25 €/t sur l’échéance septembre 2026) et du CBOT (+29 cts$/boisseau, à 674 cts$/boisseau sur l’échéance septembre 2026 (la plus travaillée désormais). Globalement, les marchés ont intégré subitement l’aggravation de plusieurs éléments déterminants pour la construction des cours : des conflits armés qui se renforcent et qui font peser de vrais problèmes de transports (en particulier sur le bassin mer Noire pour les expéditions ukrainiennes et aussi russes) mais aussi des conditions de culture (en particulier sécheresse et chaleur) qui challengent sérieusement les potentiels de rendement.
Dans ce contexte, les agriculteurs ont des difficultés à se positionner, d’autant plus que les prix sont encore bas pour eux et les rendements parfois décevants. Selon le rapport Céré’Obs, en semaine 28 (du 7 au 13 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont demeurés les mêmes que la semaine passée, à 65 % (contre 69 % en 2025).
Les cours du blé dur ont régressé
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence en France, s’élevait, le 20 juillet 2026, à 262,50 €/t sur la période juillet-décembre, en baisse de 5,50 /t par rapport au 13 juillet 2026. Selon le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer pour la semaine 28 allant du 7 au 13 juillet, les conditions de cultures bonnes à très bonnes sont stables à 56 % (71 % en récolte 2025). La moisson est avancée à 99 % contre 93 la semaine passée (89 % en récolte 2025 et 66 % sur la moyenne 5 ans). La date médiane de ce stade présente quatre jours d'avance par rapport à 2025 et 10 jours d'avance par rapport à la moyenne cinq ans.
Les cours de l’orge fourragère poursuivent vivement leur hausse
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 20 juillet 2026, à 213,50 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 7 €/t par rapport au 13 juillet 2026. Le marché est calme en cette période de récolte mais les prix se calent sur les mouvements haussiers du blé. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 28 (du 6 au 13 juillet 2026), les conditions de culture bonnes à très bonnes sont stables à 68 % (65 % en 2025). Les récoltes passent de 97 % à 100 % (99 % en 2025 et 83 % sur la moyenne 5 ans). La date médiane de ce stade présente quatre jours d'avance par rapport à 2025 et neuf jours d'avance par rapport à la moyenne 5ans.
Les cotations de l’orge de brasserie sont en nette hausse
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, ont suivi une tendance plutôt haussière, s’établissant le 20 juillet à 211 €/t en Faro (variété d’hiver), contre 204 €/t la semaine passée, et plutôt haussière aussi, à 243 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027 contre 227-228 €/t il y a une semaine.
Les prix de l’orge de brasserie suivent le mouvement haussier du blé, avec quasiment aucune activité de marché cette semaine. Les acheteurs ont pris conscience que la canicule persistante dégrade les conditions de culture. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 28 (du 6 au 13 juillet2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont stables à 68 % (65 % en 2025). Les récoltes passent de 97 % à 100 % (99 % en 2025 et 83 % sur la moyenne 5 ans). En orge de printemps, les conditions de cultures bonnes à très bonnes sont stables à 55 % (70 % en 2025). Les récoltes passent de 46 % à 90 % (59 % en 2025 et 35 % sur la moyenne 5 ans).
Les cotations du maïs en forte hausse
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’a pas coté pour la semaine allant du 13 au 20 juillet 2026 contrairement à la semaine passée (240,50 €/t). En rendu Pontivy-Guingamp, il s’élève à 268,50 €/t sur la période juillet-septembre 2026, progressant de 15,50 €/t par rapport au 13 juillet 2026. Les cours du maïs sur les marchés à terme ont plutôt eu tendance à fortement progresser entre le 13 et le 20 juillet 2026. Selon l’AGPM, la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis vingt-six ans, à 9,5 Mt selon Arvalis (contre plus de 13 Mt l’an dernier, voire moins selon certains observateurs et analystes du marché. Selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, pour la semaine 28 allant du 6 au 13 juillet 2026, les conditions de cultures bonnes à très bonnes passent de 47 % à 41 % (72 % en 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.