Hausse des prix des céréales avec le retour de la canicule en France
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs sur le marché physique français ont gagné du terrain entre le 29 juin et le 6 juillet 2026, des marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs sur le marché physique français ont gagné du terrain entre le 29 juin et le 6 juillet 2026, des marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, dans le sillage d'Euronext
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 6 juillet 2026, à 210,50 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 4,50 €/t par rapport au 29 juin 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (+1,75 €/t, à 204,25 €/t sur l’échéance juillet 2026) et du CBOT (+36,50 cts$/boisseau, à 606 cts$/boisseau sur l’échéance juillet 2026). Globalement, les marchés ont été plutôt calmes. Les agriculteurs ont des difficultés à se positionner, d’autant plus que les prix sont bas et les rendements parfois décevants. Selon le rapport Céré’Obs, en semaine 25 (du 16 au 22 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 74 à 68 % (contre 67 % en 2025).
Les cours du blé dur n’ont pas évolué
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 6 juillet 2026, à 260 €/t sur la période juillet-décembre, stable par rapport au 29 juin 2026. Dans la moitié sud de la France, la qualité du blé dur est globalement bonne (taux de mitadinage, de grains germés, mouchetés et fusariés corrects) mais les rendements sont en retrait d’une récolte sur l’autre. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 26 (du 23 au 29 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 58 % à 68 % pour la récolte 2026 (contre 64 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont repris le chemin de la hausse
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 6 juillet 2026, à 194 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 1 €/t par rapport au 29 juin 2026. Le marché est calme, en cette période de récolte. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 26 (du 23 au 29 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 71 % à 68 % pour la récolte 2026 (contre 64 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie sont stables à haussières
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, ont suivi une tendance haussière, s’établissant le 6 juillet à 205 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 225 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027, respectivement stable sur la semaine et gagnant 1 €/t par rapport au 29 juin 2026. Les acheteurs ont pris conscience que la canicule persistante dégrade les conditions de culture. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 26 (du 23 au 29 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont dégradées passant de 63 à 61 % pour la récolte 2026 (contre 68 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs ont progressé en raison des fortes chaleurs
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’est pas coté en date du 6 juillet 2026. En maïs rendu Pontivy-Guingamp, il s’élève à 255 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 13,50 €/t par rapport au 29 juin 2026. Il suit Euronext (+5,50 €/t à 239,25 €/t sur l’échéance août 2026) et le CBOT (+38,75 cts$/boisseau à 440,75 cts$/boisseau sur l’échéance août 2026). Selon l’AGPM, la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis vingt-six ans, à 9,5 Mt selon Arvalis (contre plus de 13 Mt l’an dernier). Selon Céré’Obs, en semaine 26 (du 23 au 29 juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en maïs sont passés de 76 % à 58 % (contre 78 % en 2025).