Hausse des prix des céréales avec encore une canicule en France
Les prix du blé tendre, du blé dur et de l’orge fourragère sur le marché physique français ont gagné du terrain entre le 6 et le 10 juillet 2026, des marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre, du blé dur et de l’orge fourragère sur le marché physique français ont gagné du terrain entre le 6 et le 10 juillet 2026, des marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, dans le sillage d'Euronext
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 10 juillet 2026, à 223,50 €/t sur la période juillet-septembre, gagnant 13,50 €/t par rapport au 6 juillet 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (+ 12 €/t, à 216,25,25 €/t sur l’échéance septembre 2026) et du CBOT (+26 cts$/boisseau, à 632 cts$/boisseau sur l’échéance juillet 2026, cependant peu active ; celle de septembre est la plus travaillée désormais, à 640,25 cts$/boiss.). Globalement, les marchés ont été plutôt calmes mais les opérateurs intègrent à nouveau dans les prix certaines notions de risques : chaleur et canicule, tensions géopolitiques croissantes à nouveau… Les agriculteurs ont des difficultés à se positionner, d’autant plus que les prix sont bas pour eux et les rendements parfois décevants. Selon le rapport Céré’Obs, en semaine 27 (du 30 juin au 6 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 68 à 65 % (contre 68 % en 2025).
Les cours du blé dur ont progressé
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 6 juillet 2026, à 268 €/t sur la période juillet-décembre, en hausse de 8 €/t par rapport au 29 juin 2026. Dans la moitié sud de la France, la qualité du blé dur est plutôt bonne à excellentes (taux de mitadinage, de grains germés, mouchetés et fusariés corrects) mais les rendements sont en retrait d’une récolte sur l’autre. La récolte est désormais très avancée (à 92 % selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer). Toujours selon ce document, en semaine 27 (du 30 juin au 6 juillet), les conditions de cultures bonnes à très bonnes sont stables à 56 % contre 71 % en 2025).
Les cours de l’orge fourragère poursuivent leur hausse
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 10 juillet 2026, à 206,50 €/t sur la période juillet-septembre 2026, gagnant 12,50 €/t par rapport au 6 juillet 2026. Le marché est calme, en cette période de récolte. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 27 (du 30 juin au 6 juillet2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont stables à 68 % pour la récolte 2026 (contre 65 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie sont stables à haussières
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, ont suivi une tendance plutôt baissière, s’établissant le 10 juillet dans une fourchette de 200 à 204 €/t en Faro (variété d’hiver), contre 205 €/t la semaine passée, et plutôt haussière, à 227-228 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre 2026-mars 2027 contre 225 €/t il y a une semaine. Les acheteurs ont pris conscience que la canicule persistante dégrade les conditions de culture. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 27 (du 30 juin au 6 juillet2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont stables à 68 % pour la récolte 2026 (contre 65 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs en légère hausse
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, a retrouvé une cotation depuis le 9 juillet, plutôt à la hausse, alors qu’il ne cotait plus depuis la fin du mois de juin. En rendu Pontivy-Guingamp, il s’élève à 252 €/t sur la période juillet-septembre 2026, reculant de 3 €/t par rapport au 6 juillet 2026. Les cours du maïs sur les marchés à terme ont plutôt eu tendance à reculer entre le 6 et le 10 juillet 2026. Selon l’AGPM, la production française de maïs grains en 2026 pourrait tomber à un plus bas depuis vingt-six ans, à 9,5 Mt selon Arvalis (contre plus de 13 Mt l’an dernier Selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, pour la semaine 27 du 30/06/2026 au 06/07/2026, les conditions de cultures bonnes à très bonnes passent de 57 % à 47 % (contre 75 % en 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.