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Céréales
Hausse des cours malgré des fondamentaux lourds

Blé, orge et maïs ont tous observé une tendance haussière durant la dernière période alors que les récoltes de céréales à paille ont démarré dans l’hémisphère nord et s’annoncent abondantes.

Evolution des cours des principales céréales

Période du 23 au 30 juin. Les cours des céréales hexagonales ont progressé sur la semaine, reflétant plus une évolution technique sur les marchés à terme que la marque d’une tension sur ces matières premières. Au contraire d’ailleurs puisque les opérateurs attendent des productions très importantes à l’échelle mondiale en maïs, notamment, mais aussi en blé.

Dans son dernier rapport mensuel, daté du 25 juin, le Conseil international des céréales a corrigé à la hausse ses estimations de récoltes mondiales. « Avec 2 237 Mt, la production totale de grains en 2020-2021 est estimée à +62 Mt en glissement annuel, soutenue par un bond en maïs (1 172 Mt vs 1 117 Mt en 2019-2020) à un nouveau pic, mais avec du blé (768 Mt vs 762 Mt en 2019-2020) également à un record », selon le CIC. La demande étant maintenue par le CIC à 2 218 Mt, les stocks devraient s’afficher à 635 Mt. La prochaine campagne s’annonce plutôt lourde et n’augure donc pas de prix particulièrement élevés.

En France, les travaux de récolte ont démarré avec les premiers échos des coupes d’orges selon lesquels les rendements seraient très hétérogènes. Il est désormais acté par les opérateurs que le rendement moyen sera inférieur à celui de l’an dernier et à la moyenne sur 5 ans. En blé tendre, selon le dernier bulletin Céré’Obs, pour la semaine 25, les conditions de culture bonnes à très bonnes affichaient un taux de 56 % contre 80 % l’an dernier à même époque. Pour l’heure, les estimations de production pour l’année 2020 tournent autour 32 à 33 Mt (39,9 Mt l’an dernier). En Ukraine, la moisson a également débuté en orge et en blé tendre plus récemment.

Progression de l’activité avant la période estivale

L’activité sur le marché physique français était un peu plus présente que la semaine précédente avec des achats de blé des meuniers et des industriels de la nutrition animale. Les orges trouvent également demandeurs en provenance d’Espagne. En maïs, des affaires sont rapportées. Côté exportations, les principales places portuaires françaises ont généré des échanges, mais correspondant à des livraisons à venir déjà enregistrées dans le passé. L’activité sur le marché mondial est actuellement assez limitée pour les opérateurs français, les pays tiers étant peu présents sur le marché et l’origine France pas forcément la plus compétitive en blé et en orge. La situation pourrait évoluer avec le dernier appel d’offres de l’Algérie, à la recherche de 50 000 tonnes de blé à charger en septembre.

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