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Guerre des prix en poudres, fermeté en matières grasses

© Stéphane LEITENBERGER

Le marché des produits laitiers demeure très contrasté selon les produits considérés. Ainsi, en poudres de lait, l’heure est à la baisse en France comme sur le marché mondial. Alors que l’Europe était récemment plus compétitive que l’Océanie, les prix néo-zélandais ont chuté la semaine dernière, faute d’acheteurs, ce qui a rétréci l’écart tarifaire entre les deux hémisphères. De plus, les opérateurs sont nombreux à parier sur un recul de la collecte néo-zélandaise inférieur aux prévisions. Actuellement, sur la période de juin 2016 à janvier 2017, les volumes produits sont 2,61 % en dessous du niveau de la même période un an plus tôt, selon le Clal. Sur Global Dairy Trade (GDT), les prix des poudres de lait ont fini mardi en nette baisse dans ce contexte, d’autant plus que les enchères précédentes semblaient réalisées à des prix légèrement surévalués par rapport au marché. Aucune amélioration n’est attendue à court terme, d’autant plus que les stocks européens restent conséquents.

À l’inverse, en matière grasse, c’est toujours la frénésie qui domine. Les cours du beurre spot montent en France comme dans le reste de l’Europe et, plus largement, du monde. La demande reste très ferme et les opérateurs craignent que les disponibilités ne soient pas suffisantes à court terme. On note néanmoins que pour la nouvelle campagne l’inquiétude semble moins prononcée puisque les contrats à échéance juillet et août ont légèrement reculé sur GDT, alors que le contrat d’avril flambait (+24 %). Pour les mêmes raisons, les prix de la crème sont aussi en hausse.

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