Frémissement du prix du porc en France, dans un marché européen toujours lourd
Le prix du porc a Plérin a affiché une hausse minimale cette semaine, malgré le marasme qui régne toujours sur le marché du Nord de l'Europe. En Espagne, la hausse saisonnière se fait aussi sentir, mais le contexte de marché demeure délicat.
Le prix du porc a Plérin a affiché une hausse minimale cette semaine, malgré le marasme qui régne toujours sur le marché du Nord de l'Europe. En Espagne, la hausse saisonnière se fait aussi sentir, mais le contexte de marché demeure délicat.
0,1 centime, c’est ce qu’a gagné la cotation du porc 56 TMP à Plérin cette semaine. Une hausse minimale, certes, mais qui met fin à quinze enchères consécutives stables. Les poids carcasse continuent de baisser, tôt pour la saison, reflet des chaleurs de la fin du mois de mai. Les besoins des abatteurs sont réguliers, mais l’offre semble à même de les satisfaire, d’autant plus que la pression des importations intra-européennes reste forte.
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En Espagne la question de la revalorisation de la viande de porc
En Espagne, la tendance reste à la fermeté. D’une part à cause des chaleurs qui ont limité la croissance des porcs et entraîné une baisse des poids carcasse et donc des volumes de viande disponibles sur le marché. Mais aussi à cause de la baisse des importations de porcelets à la découverte des premiers cas de peste porcine africaine, qui sont autant de porcs abattus en moins aujourd’hui. La relance de l’export vers les Philippines pourrait contribuer à améliorer aussi le marché, mais les analystes espagnols demeurent prudents, car la question de la revalorisation de la viande pose toujours problèmes, plombant les résultats des abattoirs. Sans changement, ils ne seront pas incité à accorder des hausses conséquentes dans les mois qui viennent, risquant d'accumuler les pertes.
En Europe du Nord, les prix du porc restent stables
En Allemagne ; l’ambiance commerciale demeure morose aux dires des opérateurs de l’abattage-découpe. Des promotions sont organisées, mais l’offre du moment est largement suffisante pour les alimenter. Les abattoirs ont demandé des baisses de prix, qui ont été refusées par l’amont qui espère que la consommation va décoller avec les beaux jours. Le prix directeur a été reconduit. La stabilité est aussi de mise dans le reste du nord de l’Europe, Pays-Bas, Belgique et Danemark.