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États-Unis : hausse des prix des porcs et du dollar

Porc : Aux États-Unis, la tendance est à la fois au renforcement du dollar et à une remontée des cours des porcs charcutiers. De quoi laisser espérer à l’Union européenne le maintien de sa compétitivité à l’international. Selon l’USDA, les abattages hebdomadaires battent des records (2,54 millions de têtes fin novembre), et les abattoirs sont proches de leur capacité maximale. Toutefois, les poids moyens des carcasses sont bas, la faiblesse des cours et des risques de nouveaux replis incitant les éleveurs à anticiper leurs sorties.

En Europe, les états membres du Nord n’ont pas résisté au repli allemand (-6 centimes mercredi). La Belgique a cédé 4 centimes vendredi. La baisse a atteint 7 centimes pour le vif et 8 centimes pour les carcasses ce jour aux Pays-Bas. De son côté, le prix d’acompte danois pour cette semaine a reculé de près de 4 centimes. Seuls les états membres du Sud résistent. L’Espagne a joué la carte du maintien ces derniers jours. Malgré un début de mois marqué par deux jours fériés (mais seulement en partie chômés) et le repli des cours allemands, le prix moyen espagnol a été maintenu jeudi. Une tendance à rapprocher d’une demande en viande encore régulière malgré l’approche imminente des fêtes, et grâce à une attractivité à l’export encore intéressante par rapport aux viandes nord communautaires.

Porcelet : Si l’inversion soudaine de la tendance sur le marché des porcs charcutiers tend à inciter les éleveurs européens à la prudence, la faiblesse de l’offre continue de soutenir le commerce comme les prix des porcelets. Dans le nord de l’Union, les prix oscillent entre maintien et fermeté, tandis que la hausse reste franche au Sud, et notamment en Espagne. À noter toutefois la faiblesse des prix d’acompte danois.

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