En hausse, le maïs dépasse 200 €/t, en baisse, le blé s’en rapproche
Alors que les opérateurs espèrent toujours que la guerre au Moyen-Orient va bientôt être résolue, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et de l’orge de brasserie ont reculé entre le 1er et le 8 juin 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs et du blé dur ont progressé dans le même temps.
Alors que les opérateurs espèrent toujours que la guerre au Moyen-Orient va bientôt être résolue, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et de l’orge de brasserie ont reculé entre le 1er et le 8 juin 2026 sur le marché physique français. Ceux du maïs et du blé dur ont progressé dans le même temps.
Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage des marchés à terme
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 8 juin 2026, à 205 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 6,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (-5,75 €/t, à 200,75 €/t sur l’échéance juillet) et du CBOT (-25,50 cts$/boisseau, à 583,25 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). En France, on a assisté à une toute petite semaine commerciale, avec souvent des difficultés à marquer des prix, en ancienne comme en nouvelle campagne. Selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs publié par FranceAgriMer, en semaine 22 (du 26 mai au 1er juin 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 78 % à 76 % (contre 69 % en 2025).
Les cours du blé dur n’ont pas évolué, sur un marché spéculatif
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 8 juin 2026, à 260 €/t sur la période juillet-décembre, stable sur la semaine. On travaille sur un marché spéculatif en qualité standard, sans vraiment d’acheteurs ni de vendeurs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 22, les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 71 % à 65 % pour la récolte 2026 (contre 73 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère ont régressé, en sympathie avec le blé tendre
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, s’élève, le 8 juin 2026, à 187,50 €/t sur la période juillet-septembre, perdant 4,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. Les premières coupes d’orge ont débuté. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 22, les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 76 % à 73 % pour la récolte 2026 (contre 64 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont reculé
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 8 juin, à 201,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 218 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période octobre-mars, respectivement en baisse de 4 €/t et 6,50 €/t d'une semaine sur l’autre. La faiblesse de la demande a pesé sur les prix, tout comme la baisse des cours du blé sur Euronext et des prix des orges brassicoles européennes (pluies après la période caniculaire). Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 22, les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont passées de 83 % à 68 % pour la récolte 2026 (contre 73 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs ont grimpé, dans le sillage d’Euronext
Sur le marché physique français, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élève, le 8 juin, à 200,50 €/t sur la période juin, gagnant 7 €/t sur la semaine, dans le sillage du marché à terme Euronext (+2,75 €/t, à 217 €/t sur la période juin). Le contrat maïs sur le CBOT a quant à lui nettement reculé sur la semaine (-25,25 cts$/boisseau, à 418,75 cts$/boisseau sur l’échéance juillet). Les prix physiques ne sont pas marqués en nouvelle campagne. Le marché enregistre globalement une maigre activité. Selon Céré’Obs, en semaine 22 (du 26 mai au 1er juin 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 sont passés de 88 % à 84 % de la sole estimée (contre 85 % concernant la récolte 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.