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Inflation
Consommation de porc : pourquoi ce retournement de tendance

Après une hausse de consommation au début de l’inflation, la consommation de viande et de charcuterie de porc baisse chez les ménages français en 2023.

Consommation de porc : pourquoi ce retournement de tendance
© Virginie Pinson

L’ensemble des produits du porc, viande comme charcuterie ont fait office de rempart au début de l’inflation et tout au long de l’année 2022. La consommation totale en volume « avait connu un rythme de croissance non négligeable, de l’ordre de 3 % en annuel », observe FranceAgriMer dans sa dernière note de conjoncture. Cette année, la tendance s’est inversée. En septembre 2023, par exemple, sur douze mois glissement, les Français ont consommé moins de porc. Les volumes sont en effet en baisse de 3,5 %. La situation est proche de celle de fin 2019. Les ménages achètent moins pour leur consommation à domicile, toujours en septembre 2023 sur douze mois glissants. Les volumes se sont tassés de 1,2 % en viande de porc hors élaborés, de – 2,1 % en saucisses fraîches et en jambon. Pour les autres charcuteries (hors saucisses à gros hachage), la consommation des ménages est proche de la stabilité.

Des prix en baisse mais très élevés

Les prix au détail constatés par l’Insee jusqu’en octobre 2023 ont cessé de galoper et « connaissent même un très faible reflux », précise FranceAgriMer. Toutefois, ils restent élevés, + 10,6 % en septembre 2023 douze mois glissants. Notons tout de même que cette hausse est plus minime que pour l’ensemble des viandes, +12,3 %, des viandes séchées, salées ou fumées (+14,1 %) et des autres charcuteries (+14,6 %).

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