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Comment le pôle alimentaire d’Euralis a résisté

Les salades (ici un atelier de l'usine bretonne d'Euralis d'Yffiniac) ont tiré vers le haut les ventes de Qualité Traiteur.
© © S. C.

En dépit de l’influenza aviaire et des craintes d’attentat, le pôle alimentaire du groupe coopératif Euralis a maintenu sa rentabilité à travers ses marques en 2015-2016.

Les activités alimentaires d’Euralis ont porté leur Ebitda à 7,7 millions d’euros au titre de l’exercice clos le 31 août 2016, contre 6,9 millions d’euros l’exercice précédent, alors que leur chiffre d’affaires s’est dégradé de 501 à 492 millions d’euros. Les « deux vents contraires (de l’influenza aviaire et de la menace terroriste, ndlr) nous ont ralenti dans notre plan de marche », a commenté à la mi-décembre devant la presse Alain Tapie, directeur général du pôle alimentaire d’Euralis. La marque Rougié de foies gras et autres produits destinés aux chefs est en expansion de 1,8 % à l’étranger et de 0,9 % en France. Elle aurait pu gagner 4 à 5 millions d’euros de plus sans ces deux vents contraires, selon le dirigeant. L’arrivée de l’influenza aviaire à la fin de l’an dernier a principalement affecté le volume exporté en Asie, tandis que l’insécurité a fortement ébranlé la restauration en France et en Belgique.

Cependant, le Japon a été servi à partir de la filière bulgare du groupe. Celle-ci prouve ainsi son niveau qualitatif, affirme Euralis. Les ventes à l’étranger ont été tirées par le Canada et la Chine, deux pays où Rougié est implanté. La marque de grande consommation Montfort a subi pour sa part un retrait de 3,3 % d’activité, ceci par manque de canards à foie gras consécutif du vide sanitaire dans le Sud-Ouest, et aussi parce que la fréquentation des hypermarchés a pâti de la menace terroriste. Si la part de marché de Montfort s’est affaiblie en valeur de 14 % à 13,8 %, « elle a augmenté là où nous sommes présents », précise Alain Tapie, qui signe « la seconde meilleure saison » pour la marque.

Un Saucisson de villages pour les BCT

De son côté, la marque Jean Stalaven a accéléré sa croissance sur le marché jugé stable des boucheries charcuteries traiteurs (BCT). Alain Tapie se félicite des rotations et de la diffusion chez les artisans d’une nouvelle gamme, le Saucisson de villages, fabriquée dans l’usine corrézienne du groupe. La première référence : le Perpezac-le-Noir. Du côté des rayons traditionnels de la grande distribution, la marque Qualité Traiteur enregistre elle aussi une croissance de 3 %. Les salades en particulier ont bénéficié d’un climat favorable.

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