Aller au contenu principal

Comment Laïta accélère la modernisation de la fromagerie d'Ancenis

La filiale du groupe coopératif Even a investi 8 millions d'euros ces trois dernières années dans cet outil, qui produit 22 000 tonnes de fromages à pâte molle.

industrie agroalimentaire fromagerie
La Fromagerie Laîta d'Ancenis produit 22 000 tonnes de fromages à pâtes molles chaque année
© Emmanuel Pain

Le site Laïta d'Ancenis (44) accueille trois ateliers de production, une fromagerie, une beurrerie et une unité poudre sèche, une plate-forme d'expédition, un laboratoire d'analyses et les services support associés à ces activités. Il est approvisionné par la collecte de 380 millions de litres de lait auprès de 555 producteurs situés dans un rayon de 100 kilomètres. La maison mère de Laïta, le groupe coopératif Even, procède chaque année à de nombreux investissements sur ce site. 

Lire aussi : Comment Gillot veut conforter sa place de leader du camembert de Normandie

8 millions d’euros investis pour la fromagerie 

La fromagerie, spécialisée dans les produits à pâte molle, a ainsi fait l'objet d'un plan d'investissements de 8 millions d'euros ces trois dernières années, avec le soutien de la Région Pays de la Loire et de France Relance. 

 Un brie sur cinq fabriqués dans l’hexagone sort de l'outil d'Ancenis 

Cet outil industriel créé en 1982 fabrique, dans trois ateliers indépendants, 22 000 tonnes de fromages à pâte molle, répartis en plus de 200 références. « Nous sommes multiproduits et multiformats. Nos bries et camemberts sont commercialisés à 60 % à l’exportation sur l’Allemagne et l‘Angleterre, essentiellement sous marques de distributeur, et au grand export sous marque Paysan Breton. Les 40 % restants sont vendus en France. Un brie sur cinq fabriqués dans l’hexagone sort de l'outil d'Ancenis », relève Antoine Rabier, le directeur des usines Laïta Bassin 44. Suspendu durant la pandémie, le plan de modernisation de la fromagerie doit s'échelonner jusqu'en 2027. Il comporte trois volets : économique, social et environnemental.

Répondre à la demande sur les petits formats

Dans une logique de création de valeur pour les éleveurs laitiers du territoire et de réponse aux exigences des clients, Laïta investit pour accroître ses capacités de production et diversifier son mix-produits. Alors que la demande évolue des fromages grands formats vers des petits formats pesant moins de 500 grammes, l'atelier a été doté d'une nouvelle ligne de conditionnement pour les camemberts, dans laquelle 3 millions d'euros ont été investis.

Lire aussi : Inflation : la coopérative laitière Even s'en sort bien

 Par ailleurs, une ligne de conditionnement permettant d'emballer des fromages ovales de 300 grammes a été rénovée. La modernisation du site vise aussi à améliorer les conditions de travail des 220 collaborateurs et à renforcer l'attractivité des métiers, dans un contexte local de plein emploi. Laïta a investi 1 million d'euros dans un robot pour soulager la pénibilité des tâches en fabrication et aménagé plusieurs postes de travail avec le concours d'un ergonome et du service prévention de l'entreprise. Un nouveau robot dépileur pour la ligne des tartes de brie arrivera début 2024, avant une mécanisation annoncée de la mise en caisse et de la palettisation des huit lignes de conditionnement. Au niveau environnemental, la fromagerie travaille à l'optimisation continue de ses process pour réduire ses consommations d'eau et d'énergie. « La fromagerie a diminué son empreinte carbone de plus de 10 % sur les deux dernières années », précise Michaël Assor. responsable de l'activité pâte molle. L'équipe R&D de Laïta accélère également le pas sur l'écoconception des emballages. La part de papier va progressivement passer de 55 à 85 %, faisant économiser près de 15 tonnes de déchets plastiques non recyclables par an sur les camemberts, ovales et formats 500 g.

Lire aussi : Comment Even avance dans la décarbonation de ses activités laitières

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio