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Élevage porcin
Comment Evel’up réoriente sa production

En Bretagne, le groupement de producteurs de porcs cherche à faire évoluer ses pratiques pour répondre aux attentes sociétales.

La bretagne concentre 60 % de la production nationale de porcs.
© Fr. J.

Les producteurs de porcs et leurs organisations ne restent pas les bras croisés face aux attaques dont eux et leur modèle de production sont fréquemment la cible depuis quelques années. En Bretagne, qui concentre près de 60 % de la production nationale, les accords entre des opérateurs d’aval et leurs fournisseurs se multiplient pour proposer sur le marché viandes et charcuteries répondant mieux aux attentes sociétales. Les groupements se structurent en ce sens, à l’instar du numéro 2 Evel’Up né en juin de la fusion de Prestor et Aveltis (1 000 élevages, 4,2 millions de porcs produits).

Un service R&D pour faire évoluer les bâtiments

« Nous avons doté la structure de quelque chose que nous n’avions pas auparavant, un service de recherche et développement pour faire évoluer les bâtiments de nos adhérents », explique Thierry Gallou, directeur général d’Evel’Up. Il regroupe tous les référents techniques du groupement – bâtiment, alimentation, environnement santé, bien-être animal, etc.

90 % des 900 naisseurs audités

Une commission d’éleveurs chapeaute le service pour décider des orientations. Une trentaine d’éleveurs réalisent actuellement des essais techniques sur différents sujets. « Nous travaillons tout à la fois sur les attentes sociétales du moment et les questions qui pourraient arriver sur la table demain », poursuit Thierry Gallou qui cite, entre autres, la castration, la coupe des queues, le limage des dents. Cette stratégie volontariste de R&D vient en complément du travail d’audit des bâtiments d’élevage conduit depuis plus d’un an chez les naisseurs engraisseurs du groupement, sous l’item du bien-être animal.

Sur les 900 naisseurs du groupement, 90 % ont été audités à ce jour, précise en substance le directeur général d’Evel’up. Les points critiques ont été identifiés et les éleveurs sont invités à les améliorer dans un plan de progrès pour correspondre aux objectifs de la grille. « Nous avons présenté les résultats de l’audit aux industriels que nous livrons. Le retour a été très favorable », assure Thierry Gallou. Avec ce type de démarche menée parallèlement par d’autres groupements, les industriels peuvent valoriser en toute transparence les pratiques des éleveurs et communiquer sur la qualité de la viande.

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