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Chicago : le soja affecté par les inquiétudes sur la Chine

Les cours du soja ont reculé lundi à Chicago alors que s’assombrissent les perspectives sur la demande chinoise et ceux du blé ont plié face à la vitalité de la concurrence russe.

L’annonce d’un recul bien plus important que prévu des exportations chinoises dans leur ensemble, signe d’une dégradation de la conjoncture pour la deuxième puissance économique mondiale, a pris tout le monde de court et poussé nombre d’investisseurs à rester en retrait. Mais les annonces d’un repli des importations chinoises de soja ont apporté un peu plus de pression sur les cours du soja. Les douanes chinoises ont en effet annoncé que le pays avait importé en décembre 5,72 millions de tonnes de soja, soit 40 % de moins que l’année précédente et le chiffre le plus faible depuis décembre 2011. C’est une conséquence directe des tensions commerciales avec les États-Unis, devenus ces dernières années le premier pourvoyeur de soja de Pékin mais entravés depuis l’été par l’imposition par Pékin de taxes supplémentaires sur les importations.

La confirmation d’un nouveau cas de peste porcine africaine dans le pays fait par ailleurs craindre une nette baisse de la demande pour l’alimentation animale.

Du côté du blé, les cours ont reculé face aux informations sur l’accélération des exportations russes. Selon les douanes russes, elles ont de fait augmenté de janvier à novembre de 39,6 % par rapport à la même période l’an dernier, soulignant ainsi la montée en puissance du blé russe sur le marché mondial.

Les investisseurs font aussi preuve de prudence alors que les parlementaires britanniques doivent voter mardi sur l’accord de Brexit. La monnaie européenne pourrait en être fortement affectée, ce qui par ricochet favoriserait le dollar et pèserait sur les exportations américaines.

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