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« C’est démoralisant pour les éleveurs »

Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine.
© DR

Les Marchés Hebdo : Comment la Fédération nationale bovine (FNB) a-t-elle lutté en 2018 pour améliorer les revenus des éleveurs ?

Cédric Mandin : Dans le cadre d’un travail avec Interbev, nous avons convenu d’une méthode de calcul de l’indice du coût de production, afin d’ajuster les prix et de permettre aux éleveurs d’être mieux rémunérés. Nous avons un modèle d’élevage français qui doit être reconnu, sinon on prend le risque de se rapprocher des systèmes intensifs américains. Avec Interbev, nous continuons de travailler sur la segmentation et sur les cahiers des charges des labels. Nous sommes dans la continuité des EGA, nous travaillons beaucoup sur le local, car les distributeurs Metro et Promocash sont très demandeurs de ce genre de démarche.

LMH : Vous dites vouloir armer les éleveurs pour qu’ils soient résilients. Pourquoi ?

C. M. : À cause de l’agri-bashing et de toutes les fake news qui tournent. Certains acheteurs prétendent aux éleveurs que leurs animaux ne correspondent pas aux demandes du marché. Ils sont toujours trop gros, trop petits, vieux, jeunes, maigres… Tout ça dans le but de tirer le prix des animaux vers le bas. Personne n’est capable de dire les animaux qu’il faut ! C’est démoralisant pour les éleveurs. C’est pour ça qu’on veut mettre en place des contrats qui clarifient les caractéristiques des animaux requis.

Propos recueillis par Valentin Ragot

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