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Céréales : les conditions de culture se dégradent, les prix montent

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère en sympathie et du maïs ont nettement rebondi sur le marché physique français entre le 15 et le 22 juillet. 

Lire aussi : Les prix du tournesol ont gagné entre 5 et 10 €/t sur le marché physique français 

Les prix du blé tendre en nette hausse

Les prix du blé tendre sur le marché physique français ont repris de la hauteur entre le 15 et le 22 juillet, dans le sillage d’Euronext et du CBOT. Le temps chaud et sec dans le nord des États-Unis est également source de hausse des valeurs, car susceptible d’affecter les blés de printemps. L’annonce de l’abandon de Joe Biden à la course à la présidentielle états-unienne 2024 aurait également constitué un élément haussier. Des achats techniques sur les contrats à terme blé du CBOT à Chicago sont par ailleurs survenus. En France, les conditions de culture du blé tendre se sont dégradées durant la semaine se terminant le 15 juillet, perdant cinq points à 52 % (contre 80 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs.

Reconduction des prix du blé dur

Les prix du blé dur sur le marché physique français se sont stabilisés entre le 15 et le 22 juillet. L’Espagne bénéficie d’une bonne récolte. De son côté, l’Italie a des besoins. En France, les conditions de culture du blé dur se sont dégradées durant la semaine se terminant le 15 juillet, perdant deux points à 60 % (contre 67 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs. 

Hausse des prix de l'orge de mouture

Les prix de l’orge de mouture sur le marché physique français ont nettement progressé entre le 15 et le 22 juillet. Les récoltes en orges d’hiver touchent à leur fin en France, et confirment des résultats assez décevants. En France, les conditions de culture de l’orge d’hiver se sont dégradées durant la semaine se terminant le 8 juillet, perdant deux points à 53 % (contre 80 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs.

Fort rebond des prix du maïs

Les prix du maïs sur le marché physique français en ancienne récolte ont fait volte-face à la hausse entre le 15 et le 22 juillet, à l'image des contrats maïs sur Euronext et le CBOT. Aux États-Unis, le fait que Joe Biden ait renoncé à la présidentielle 2024 augmenterait les chances de ne pas voir son rival républicain Donald Trump remporter l’élection, réduisant ainsi les probabilités d’une guerre commerciale avec la Chine, dont les États-Unis constituent un des plus gros fournisseurs de maïs. Dans l’Hexagone, les conditions de culture du maïs se sont dégradées durant la semaine se terminant le 15 juillet, perdant deux points à 81 % (contre 82 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs.

Le CIC table sur une hausse de production en blé, en maïs et des stocks de reports.

Le Conseil international des céréales (CIC) ou International Grain Council a publié ce jeudi 18 juillet ses nouvelles prévisions concernant le secteur des céréales pour la campagne 2024/2025. Il en ressort tout d’abord une hausse de 8 Mt pour la production totale de grains dans le monde, à 2 321 Mt par rapport à la publication du mois de juin soit une hausse de 1 % sur un an. Côté stocks, compte tenu de faibles stocks en ouverture de campagne et d’une légère augmentation de la demande, le CIC ajuste à la hausse (+ 4 Mt) sa prévision de stocks de report à 586 Mt (un plus bas depuis 10 ans). La production de blé mondiale est vue à 801 Mt pour juillet 2024 contre 793 Mt en juin alors que le commerce international pourrait atteindre 195 Mt contre 194 Mt précédemment. La consommation pourrait s’afficher à 802 Mt contre 800 Mt et les reports à 269 Mt contre 261 Mt. Côté maïs, le CIC prévoit une hausse de 2 Mt, à 1 225 Mt, par rapport au mois précédent pour des échanges mondiaux représentant 180 Mt, en hausse de 2 Mt. La consommation pourrait peser 1 230 Mt contre 1 2228 Mt précédemment et les stocks de report atteindre 278 Mt contre 261 Mt en juin.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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