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Céréales : des marchés chahutés

Après deux semaines de forte hausse, pour atteindre les plus hauts mardi, Euronext a brusquement décroché mercredi. Le physique commençait à s’essouffler pour suivre un marché à terme qui apparaissait suracheté. Malgré ce décrochage, les cotations du blé sur Euronext ont opéré hier un redressement qui le laisse à un niveau qui justifie que les producteurs s’engagent pour la nouvelle campagne. On est passé en deux semaines de 170 € sur Euronext à 182,50 € et les cotations du physique ont connu une évolution identique. À titre indicatif, compte tenu de la volatilité du marché, on cotait le blé meunier rendu Rouen hier en fin de journée, 177 €. Le blé dur connaît un courant d’affaires dans une fourchette de prix allant de 172 € départ Centre pour un blé sans garantie de hagberg à 207 € départ Sud-Est en qualité semoulière. L’orge a décroché du blé dans la période de hausse. Elle était arrivée à un niveau de prix poussant les importateurs à s’approvisionner en origine mer Noire. La prime a baissé à -12 € rendu contre -4 € pour le blé. Le maïs, dont les semis sont quasi terminés, n’a pas bénéficié du rebond du blé. L’équilibre du colza reste fragile, terminant hier à la baisse.

Les marchés restent sous observation sous différents angles : le climat dans la région mer Noire, la conjoncture européenne vue de Rome et le rapport €/$.

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