Bovins : la chaleur a provoqué des regains de tensions sur les marchés
La pression sur les prix des broutards est vivement dénoncée par l’amont agricole qui rappelle le manque structurel d’animaux. La baisse est aussi de mise, dans une moindre mesure sur le marché des jeunes bovins tandis que le marché des vaches se montrait jusqu’à présent peu évolutif, les abattoirs jouant la prudence.
La pression sur les prix des broutards est vivement dénoncée par l’amont agricole qui rappelle le manque structurel d’animaux. La baisse est aussi de mise, dans une moindre mesure sur le marché des jeunes bovins tandis que le marché des vaches se montrait jusqu’à présent peu évolutif, les abattoirs jouant la prudence.
« L’activité se dégrade sur l’ensemble des centres », résumait la semaine dernière la FMBV au sujet du marché du broutard. Les cotations ont en effet reculé sur la plupart des catégories, pression moins sensible sur les animaux jeunes et résistants.
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« Comme l’an dernier, il y a une utilisation de la canicule pour faire baisser les prix, car le commerce est réduit pour des raisons techniques » s’insurge Patrick Bénézit, président de la FNB (FNSEA, bovins). L’approche du 14 juillet, avec sa semaine creuse, joue aussi un rôle chaque année. Les cotations FranceAgriMer des animaux ont perdu 9 à 20 centimes en semaine 27. Le président de la FNB note néanmoins qu’elles sont parfois « peu représentatives, avec, pour certaines catégories, des apports réduits qui biaisent la cotation ». Les prix des femelles ont mieux résisté (-5 à -11 centimes).
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Les exportations de broutards ralenties par la chaleur
En effet, la réglementation limite les envois d’animaux par les fautes chaleurs. Seulement 18 000 animaux ont été exportés vers l’Italie et l’Espagne en semaine 26 (canicule de juin) contre 24 000 la semaine précédente, selon les données des douanes. « Ce qui illustre que le commerce n’est pas à l’arrêt », précise toutefois M. Bénézit.
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À noter qu’en avril, les exportations de broutards reculaient de 11 000 têtes sur un an, à cause de la baisse de l’offre française, mais aussi du tassement de la demande espagnole « où les engraisseurs souffrent de la demande atone » relève l’Idele. Faute d’être exportés, les broutards ont trouvé davantage de place dans les ateliers d’engraissement français au premier trimestre. Ce qui est actuellement un peu plus complexe au vu de la lourdeur du marché du JB. M. Bénézit tient à rappeler que « la pression sur les prix du maigre est incompréhensible car il manque de bétail au vu de la baisse des naissances ». Le président de la FNB appelle les éleveurs à « exiger le juste prix pour leurs animaux » et craint « de voir des éleveurs jeter l’éponge avec la sécheresse, si les prix baissent ».
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Les gros bovins un peu plus sous pression
Pour les abattoirs, la consommation est très pénalisée par les vagues de chaleur successives. Ils rapportent fonctionner à allure réduite, avec des abattages sur quatre jours, pour s’adapter au commerce calme.
La cotation entrée abattoir JB Viande R s’affiche en semaine 27 à 6,64 €/kg. C’est 0,05 centime de moins que la semaine précédente, mais 2,9 % au-dessus du niveau de l’an dernier, même date. Les abattoirs rapportent une demande plutôt terne sur le marché de la viande export.
Les prix des vaches résistent en semaine 27
Après avoir progressé sans discontinuer de janvier 2025 à mars 2026, les prix des vaches avaient subi une correction au printemps. Ils sont ensuite restés à peu près stables de la fin mai à la fin juin. En semaine 27, la cotation entrée abattoir de la vache viande R s’affiche à 7,31 €/kg (+0,01 centime), soit 10 % au-dessus de son niveau de l’an dernier, même date. Davantage de pression est observée en semaine 28.