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Bovins : des exportations en baisse de 13 %, des importations en hausse de 6 % au niveau européen

Le solde du commerce extérieur de la filière bovine européenne s’est fortement dégradé au premier semestre 2025, alors que l’offre communautaire est réduite. On peut noter néanmoins la consolidation des affaires avec le Ghana. À l’inverse, les importations européennes ont fortement progressé, au profit notamment du continent américain. 

bateau porte conteneur a quai
C’est le Ghana qui arrive en troisième place du podium des acheteurs de produits du boeuf européen, une des rares destinations en progression pour les exportateurs.
© Virginie Pinson

431 000 tonnes à peine, c’est ce que l’Union européenne a exporté, au premier semestre en bovins (viande bovine, abats et bovins vifs), selon Eurostat. C’est 13,3 % de moins qu’à la même période de 2024.  Une chute qui s’explique avant tout par le retrait de la Turquie du marché, puisque les envois ont chuté de 51 %. Ce pays a refermé ses frontières après avoir acheté massivement animaux et viande bovine pour alimenter son marché fortement inflationniste

Lire aussi : Le marché de la viande bovine se mondialise toujours plus

Chute des exportations vers la Turquie, rebond vers l’Afrique

Les envois vers le Royaume-Uni, de loin premier acheteur de la filière bovine européenne, ont reculé de 2,1 %, faute d’offre. Les envois vers Israël restent stables, mais ce pays n’est plus que le quatrième client de l’UE puisque c’est le Ghana qui arrive en troisième place du podium. Ce pays d’Afrique achète de plus en plus de viande transformée et d’abats et dispose de davantage de devises grâce à la flambée du cacao. La France en profite, puisque le Ghana est devenu le premier client hors-UE des exportateurs français, avec des achats en hausse de 21 % sur les huit premiers mois de l’année, selon les données des Douanes relayées par FranceAgriMer. 

Lire aussi : Comment le Brésil façonne le marché mondial de la viande bovine

L’Algérie aux achats en origine UE

L’Algérie s’est aussi montrée fortement aux achats auprès de la filière bovine européenne (+23,2 %) mais la France n’en bénéficie pas à cause des tensions diplomatiques. À noter aussi le bond de 43,8 % des envois à la Suisse, mais la chute de 58,9 % vers les Philippines

Lire aussi : Viande bovine : pourquoi le déficit commercial français s’est réduit de 10 000 t au premier semestre 2025

Des importations de viande bovine qui progressent

Les importations européennes de viande bovine progressent en provenance de la plupart des expéditeurs, à près de 190 000 tonnes équivalent carcasse, soit 6 % de plus qu’un an plus tôt. Notre premier fournisseur, le Royaume-Uni (28,7 % des volumes), a vu ses envois progresser de 3,2 % tandis que le Brésil, second fournisseur (23,2 %) affiche une érosion de 1,6 %. L’Argentine, qui termine le podium (19 % des volumes) progresse de 13,5 %. Même envolée pour les importations en provenance d’Uruguay (+13,9 %) et des États-Unis (+10,8 %), de Namibie (+10,9 %), de Nouvelle-Zélande (+20,7 %), du Paraguay (+16,9 %) et du Canada (+53,1 %). À relever, la progression de 43,9 % des envois japonais, qui pèsent peu au total (0,3 % des volumes importés) mais sont très valorisés. 

Lire aussi : Mercosur : déjà avant l’accord, les importations de viande bovine bondissent en UE

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