Aller au contenu principal

Bilan amer de la loi Egalim pour les producteurs

Alors que les distributeurs disent être très satisfaits de la loi Egalim grâce au climat plus apaisé lors des négociations, le Modef fait savoir dans un communiqué que « le compte n’y est pas ». En décembre 2019, les prix à la production de l’ensemble des produits agricoles baissent de 0,4 % alors que les prix à la consommation des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées augmentent de 2,1 %. « Les prix payés aux paysans restent très faibles même après la promulgation de la loi Egalim par rapport à la valeur ajoutée totale créée dans l’ensemble de la chaîne alimentaire », dénonce le communiqué. Le Modef pointe du doigt des revenus agricoles particulièrement faibles, notamment dans les filières viande et fruits et légumes. « Cette loi laisse un goût amer aux paysans et ne donne pas de perspectives en termes de prix », affirme le syndicat. La Commission des comptes de l’agriculture et de la nation (CCAN) a publié le 10 janvier 2020 les résultats des exploitations agricoles, avec une baisse de 11 % du résultat net et une diminution de 7,8 % de la valeur ajoutée par actif non salarié. Le Modef souligne une stratégie abusive « d’importations à bas prix pour faire pression sur les prix des productions agricoles ». Le syndicat suggère, pour régler les « marges abusives de l’agroalimentaire », de « mettre en place le coefficient multiplicateur et un calendrier d’importation ».

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio