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Produits laitiers
Beurre, poudre : retour à l’équilibre

Si le marché du beurre joue au yo-yo depuis plusieurs mois, les opérateurs se montrent néanmoins sereins et évoquent un commerce dynamique. En poudre, le marché entame sa convalescence.

Certes, la cotation spot du beurre (Atla) n’est plus au même niveau que lors de sa flambée de l’an dernier, mais à 4 500 €/tonne mi-novembre, elle n’en reste pas moins à des niveaux élevés (+2 % par rapport à 2016 et +50 % par rapport à 2015). Le commerce est jugé actif par les opérateurs et la demande porteuse. Les prix pourraient continuer de jouer au yo-yo d’ici à la fin de l’année, certains opérateurs pouvant chercher à déstocker avant fin décembre, mais dans l’ensemble, le marché est jugé porteur, tiré notamment par la crème qui reste très ferme.

En poudre de lait, l’horizon se dégage

Il serait top tôt pour dire que le marché de la poudre de lait écrémé va mieux. Certes, à 1 600 €/t mi-novembre, la cotation Atla dépasse de 8 % son niveau de l’an dernier, mais elle demeure à un niveau historiquement bas (-50 % par rapport à son niveau record de la même période de 2013). Néanmoins, l’ambiance a évolué selon les opérateurs. En premier lieu, car les adjudications de poudres de lait ont changé de rythme. En novembre, ce sont 56 149 t de poudres d’intervention qui ont été vendues, le rythme s’accélère et le prix moyen d’achat tend à progresser (1 313 €/t le 22 novembre contre 1 251 €/t le 8 novembre).

Les opérateurs commencent à anticiper un mouvement de hausse des cours, car le marché de la poudre fraîche se tend un peu, en raison non seulement de la faiblesse saisonnière des volumes collectés, mais aussi de la sécheresse qui pèse sur la production européenne et notamment française.

En poudres de lactosérum, le marché confirme sa fermeté avec des prix qui se sont repris début novembre, dans un contexte de marché animé et de demande tonique.

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