Baisse des prix du blé, de l’orge et du maïs français face à l’accalmie au Moyen-Orient
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Alors que la situation se détendait au Moyen-Orient, les prix du blé tendre, du blé dur, du maïs et de l’orge fourragère ont reculé entre le 6 et le 13 avril 2026 sur le marché physique français.
Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage du pétrole
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 13 avril 2026, à 187,5 €/t sur la période avril-juin, perdant 5,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (-6,75 €/t, à 195,75 €/t sur la période mai) et du CBOT (-13 cts$/boisseau, à 582,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai). L’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et l’Iran, annoncé le mardi 7 avril, a entraîné le prix du pétrole à la baisse, avec un ricochet sur les cours du blé. Pour rappel, selon Céré’Obs, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 84 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du blé dur ont reculé en ancienne récolte
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 13 avril 2026, à 242,50 €/t sur la période avril-juin, perdant 2,50 €/t sur la semaine. Le marché est inquiet quant à la qualité du blé dur. Des agriculteurs pourraient limiter voire supprimer leur troisième apport d’engrais azotés. Pour rappel, selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 80 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère se sont repliés, pouvant susciter l’intérêt acheteur
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 13 avril 2026, 185,50 €/t sur la période avril-juin, perdant 5,50 €/t sur la semaine. Arrivée à ce niveau de prix, l’orge pourrait intéresser les fabricants d’aliments pour animaux. Pour rappel, selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 71 % concernant la récolte 2025).
L’orge de brasserie évolue irrégulièrement, sur un marché à l’arrêt
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 13 avril, à 182 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 190 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période avril-juin, respectivement en baisse de 3,50 €/t et en hausse de 1 €/t d'une semaine sur l’autre. Les vendeurs sont absents du marché. Pour rappel, selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 13 (du 24 au 30 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont établies à 94 % pour la récolte 2026 (contre 86 % concernant la récolte 2025).
Les prix du maïs régressent
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, est de nouveau coté en date du 13 avril 2026, à 193 €/t. Le cours du maïs en rendu La Pallice s’élevait, le 13 avril 2026, à 194 €/t sur la période avril-juin, perdant 4 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage des marchés à terme d’Euronext (-3 €/t, à 205 €/t sur la période juin) et du CBOT (-13,75 cts$/boisseau, à 440,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai). L’Argentine connaît une production record sur 2025-2026 estimée par la bourse de Rosario à 57 Mt. De même, la production brésilienne devrait s’établir à 136 Mt en 2026-2027. Enfin, les stocks mondiaux de maïs ont été révisés à la hausse à 293,07 Mt par l’USDA, contre 292,75 Mt estimées en mars.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.