Retour à la baisse des prix du blé tendre et de l'orge fourragère
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs sur le marché physique français ont perdu du terrain entre le 20 et le 27 juillet 2026. Idem sur les marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs sur le marché physique français ont perdu du terrain entre le 20 et le 27 juillet 2026. Idem sur les marchés à terme européen et états-unien.
Les prix du blé tendre ont perdu du terrain
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 27 juillet 2026, à 228 €/t sur la période juillet-septembre, cédant 9 €/t par rapport au 20 juillet 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (- 6 €/t, à 229,25 €/t sur l’échéance septembre 2026) et du CBOT (- 14 cts$/boisseau, à 660 cts$/boisseau sur l’échéance septembre 2026). Globalement, les marchés ont été très agités cette semaine, avec de grosses amplitudes de cours intra séance. Les agriculteurs ont des difficultés à se positionner et semblent peu pressés de vendre. Selon le rapport Céré’Obs, en semaine 25 (du 11 au 20 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont stables à 65 % et les récoltes effectuées à 90 %.
Les cours du blé dur ont progressé
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, s’élevait, le 6 juillet 2026, à 270 €/t sur la période juillet-décembre, en hausse par rapport au 20 juillet 2026. Quelques achats sont réalisés par les industriels. Le marché reste lourd. Les récoltes sont terminées d’après le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer. Au Canada, les blés durs souffrent de stress dû à la chaleur, avec une problématique plus forte sur les blés semés de façon précoce.
Les cours de l’orge fourragère ont repris le chemin de la baisse
En orge fourragère, les prix sur le marché physique français ont reculé, de 7 €/t à 206,50 €/t sur la période juillet-septembre en rendu Rouen, sa place de référence, entre le 20 et le 27 juillet 2026. Les achats sont limités, l’origine France n’étant pas compétitive. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 29 (du 14 au 20 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont stables à 55 % contre 70 % en 2025 et les récoltes sont quasi terminées.
+ 14 € pour les cotations de l’orge de brasserie
En orge de brasserie, les cotations sur le marché physique français ont plutôt progressé : de 14 €/t pour les variétés d’hiver et de + 12 €/t pour celles de printemps. Un marché où il se fait quelques affaires avec un retour timide des industriels. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 29 (du 14 au 20 juillet 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps sont stables à 55 % contre 70 % en 2025 et les récoltes sont quasi terminées.
Les cotations du maïs résistent aux baisses des autres céréales sur la semaine
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’était pas coté en début de période pour la semaine allant du 20 au 27 juillet 2026. Il a cependant marqué un prix nominal aux alentours de 251 €/t un peu plus tard. En rendu Pontivy-Guingamp, il était plutôt à la hausse. Sur Euronext, les prix étaient plutôt stables, cédant tout juste 0,75 €/t sur la semaine. Sur le Cbot, les prix pour l’échéance la plus rapprochée de septembre 2026 ont légèrement progressé, passant de 449,5 cts$/boiss. à 451,75 cts$/boiss. En nouvelle récolte, les hausses de prix sur Euronext induisent de petites baisses de primes. Dans le Sud-Ouest, les organismes stockeurs (OS) accompagnent les ventes des agriculteurs et mettent en marché leurs achats. Les fabricants d’aliments ont des minimums techniques à couvrir en formulation, qu’ils couvrent par l’achat de maïs à des prix très élevés, en particulier en Bretagne où la prime est élevée. Pour la semaine du 14 au 20 juillet 2026, selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, les conditions de cultures bonnes à très bonnes passent de 40 % à 38 % (69 % en 2025). Le stade floraison femelle passe de 66 % à 87 % (80 % en 2025 et 60 % sur la moyenne 5 ans).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.