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Céréales
Baisse des cours sur Euronext, à l’image de Chicago

Malgré des inquiétudes climatiques frappant plusieurs pays dans le monde, les prix du blé tendre, du maïs et de l’orge fourragère ont globalement régressé d’une semaine sur l’autre.

Période du 12 au 19 juin. Les cours du blé tendre ont cédé du terrain d’une semaine sur l’autre sur Euronext, et par ricochet sur les places physiques françaises, à l’image de celui coté à Chicago. Les conditions de culture se sont améliorées aux États-Unis, et les origines états-uniennes manquent de compétitivité sur la scène internationale, du fait de la force du billet vert par rapport aux autres monnaies concurrentes. Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont pesé sur les cotations du maïs sur Chicago, et par conséquent sur celles du blé tendre. De nombreuses ventes techniques ont été opérées sur le marché papier outre-Atlantique. Pourtant, de nombreux pays sont sujets à des inquiétudes climatiques. Le temps est sec dans le sud de la Russie, incitant des analystes à revoir la production du pays en 2018 en dessous des 70 millions de tonnes (Mt), contre 83-85 Mt en 2017 ! En Ukraine, le déficit hydrique inquiète également, tout comme en Australie.

Au niveau hexagonal, FranceAgriMer a revu les stocks de fin de campagne 2017-2018 en très légère hausse entre mai et juin, passant de 2,52 Mt à 2,56 Mt, en raison d’une petite baisse des exportations nationales. Le marché est préoccupé par l’apparition de fusariose et de rouille dans les blés français. En maïs, les cours ont également reculé sur les places françaises, mais dans une moindre mesure, avec les fortes pluies qui ont dégradé l’état des parcelles, notamment dans le Sud-Ouest. FranceAgriMer relève quelque peu le niveau des réserves hexagonales de fin de campagne 2017-2018 entre mai et juin, passant de 2,7 Mt à 2,84 Mt.

Des évolutions de prix divergentes entre orges fourragères et brassicoles

Du côté des orges, les prix des qualités fourragères sont plutôt en repli en France, alors qu’elles progressent nettement du côté des qualités brassicoles. Concernant les orges fourragères, les cours hexagonaux suivent naturellement la baisse imprimée par le maïs et le blé tendre. FranceAgriMer a revu à la hausse les stocks nationaux, passant de 1,12 Mt à 1,4 Mt.

En revanche, la dégradation des conditions de culture des variétés brassicoles en Europe du Nord fait flamber les prix français. Le manque d’eau au Danemark, en Finlande, en Suède et au nord de l’Allemagne fait craindre une baisse des rendements locaux et une hausse des taux de protéine. Les malteurs européens pourraient augmenter leurs achats pour des origines françaises, expliquant la tendance haussière actuelle.

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