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Baisse des achats de viande de porc en 2004

Alors que du côté de la production, la situation s’est nettement améliorée, la consommation française de viande de porc a une nouvelle fois reculé. Diminution de la demande, mais augmentation de la cotation... le développement des exportations semble y être pour beaucoup.

Alors que l'année 2004 avait débuté avec un cours catastrophique (0,854 euro/kg), elle se termine plutôt bien, avec une cotation à 1,256 euro/kg en semaine 53.

2004 : la production se relève…

Selon le MPB, le cours moyen du porc a été, sur 2004, de 1,128 euro/kg, soit 9,8 % de plus qu'en 2003. La France n'est pas le seul pays concerné, c'est pratiquement toute l'Europe qui suit la même tendance.

Les professionnels avancent surtout une raison à cette progression significative : le «formidable» développement des exportations françaises et européennes vers les pays tiers. En effet, excepté en Italie, ces dernières ont permis de compenser les faibles besoins des marchés intérieurs. Comme le notait le SNCP : «Merci les exportateurs».

En France, ces derniers ont en effet permis l'accès à de nouveaux marchés comme le Japon, la Corée ou les Etats-Unis. De même, les envois vers la Russie se sont développés, notamment lors de l'embargo sur la viande brésilienne au mois de septembre. Des parts de marchés ont pu être gagnées et semblent avoir été conservées par la suite.

Cependant, selon l’analyse de l’ITP, ces bonnes performances auront sans doute quelques difficultés à se poursuivre tout au long de 2005. La consommation de viande de porc au Japon bénéficie des reports liés à la grippe aviaire en Asie et aux cas d'ESB aux Etats-Unis et au Canada. Enfin, il est possible que les envois vers la Russie et certains pays d'Asie reculent un tant soit peu.

Dans la perspective où les exportations ne pourraient plus autant soutenir le marché intérieur, il ne resterait que la consommation intérieure pour dynamiser le marché, ce qui n'a malheureusement pas été le cas l'année dernière.

… mais la consommation diminue encore

Selon les dernières données Sécodip, l'année 2004 a été marquée par la baisse de la consommation française de viande.

En effet, sur 52 semaines se terminant le 26 décembre 2004, la consommation totale de viande fraîche a diminué de 3,3 % par rapport à la même période de l'année précédente. Ce sont les viandes de boucherie les plus touchées par cette tendance (- 5,1 %). Ainsi, si en ajoutant les variations observées pour 2003 par rapport à 2002, les opérateurs notent une diminution de volumes achetés de 9 % sur deux ans !

La viande de porc n’y échappe pas. Sa consommation chute de 7,6 %, soit une baisse de 12,8 points sur deux ans. D'autre part, les évolutions diffèrent en fonction des morceaux considérés, mais tous sont en repli : - 6,5 % pour la longe et - 10,4 % pour les autres morceaux. De même, les achats de jambon reculent, mais de manière moins significative : - 1,3 % pour le jambon cuit et - 1,6 % pour le cru.

Parallèlement, le prix en rayon de la viande de porc est en progression. Selon Sécodip, sur l'année 2004, ce dernier a progressé de 6,3 % par rapport à 2003 ! Certes, cette évolution varie en fonction des pièces, la longe n’ayant augmenté, par exemple, que de 4,6 %.

Finalement, les prix augmentent, les ménages achètent moins. Les ménages achètent moins, les prix augmentent… Quelles conséquences à long terme ?

A.G. et L.-A.L. (service Analyses Abc)

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