Après la France, l’Union européenne pourrait interdire le broyage des poussins mâles
Le commissaire européen Olivér Várhelyi pour la santé et le bien-être animal pourrait proposer, d’ici la fin de l’année, l’interdiction du broyage des poussins mâles. Il s’est exprimé à ce sujet lors d’une visite aux Pays-Bas et dans des échanges avec des ONG animalistes.
Le commissaire européen Olivér Várhelyi pour la santé et le bien-être animal pourrait proposer, d’ici la fin de l’année, l’interdiction du broyage des poussins mâles. Il s’est exprimé à ce sujet lors d’une visite aux Pays-Bas et dans des échanges avec des ONG animalistes.
Olivér Várhelyi, le commissaire européen à la santé et au bien-être animal a échangé, mi-mars, avec un groupement d’ONG pour le bien-être animal. Les échanges couvraient la réglementation sur les animaux domestiques, les cages, les importations, le transport des animaux, mais l’interdiction du broyage des poussins a été évoquée.
Lire aussi : Œuf : 7 questions au CNPO pour tout comprendre de l’accord sur l’ovosexage
Les ONG animalistes veulent avancer sur l’ovosexage
330 millions de poussins et des millions de canetons femelles d’un jour seraient mis à mort chaque année dans l’UE par gazage ou broyage, selon les défenseurs des animaux, qui font valoir l’existence de techniques d’ovosexage éprouvées. Ils rappellent que certains États membres, comme la France, dès 2023, et l’Allemagne, ont interdit la mise à mort des poussins mâles, mais que ces interdictions peuvent créer des distorsions de marché.
Intégrer l’ovosexage dans la directive bien-être ?
En visite le 27 mars chez un fabricant néerlandais de machines pour l’ovosexage, Vencomatic, le commissaire a déclaré « La méthode semble techniquement et économiquement viable. L'amélioration du bien-être animal est importante », rapporte la presse locale. Il a annoncé qu’il recenserait les techniques d’ovosexage disponibles et pourrait, si elles sont jugées fiables techniquement et économiquement, intégrer la question du broyage des poussins dans la révision de la directive sur le bien-être animal d’ici la fin de l’année.
Field visit on animal welfare in 🇳🇱
Today, I visited leading agri-food innovators to see how technology can shape the future of farming in Europe.
At @VencomaticGroup, I saw how in-ovo sexing technology could offer a real alternative to culling day-old male chicks. pic.twitter.com/OK9bbnAP62— Oliver Varhelyi (@OliverVarhelyi) March 27, 2026
Il s’est voulu rassurant envers l’amont, promettant une période de transition. La question de la prise en charge du coût de l’ovosexage sera évoquée prochainement, notamment dans des échanges prévus avec les organisations professionnelles européennes de la grande distribution. « Plus il y aura de pays qui vont pratiquer l’ovosexage, plus les entreprises s’y intéresseront et pourront développer des technologies moins coûteuses », nous expliquait l'an dernier Alice Richard, directrice du CNPO, l’interprofession des œufs.
Lire aussi : Œufs : la Suisse arrête l’abattage des poussins mâles
Des distorsions face aux pays tiers
Néanmoins Olivér Várhelyi se montrent prudents sur la perte de compétitivité de l’UE face aux pays-tiers qui l’entourent. Il rappelle aux animalistes « des cages européennes ont été vendues à des pays tiers (pour transitionner vers le code 2, NDLR), nous importons dorénavant des œufs provenant de ces mêmes cages ». Auprès des agriculteurs néerlandais, il a évoqué la possibilité d’imposer des « exigences minimales pour le bien-être animal ».