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Alternative food
Andros réussit le lancement de « gourmand et végétal »

Andros a lancé en début d’année sa gamme « gourmand et végétal ». Pari réussi pour les onze références sans lait ni soja qui attirent de nouveaux consommateurs sur le segment.

Andros présentait sa gamme Gourmand et végétal la semaine dernière au Sial.
© Y. B.

Segment dynamique et valorisé, le végétal est le nouveau terrain de jeu d’Andros. Sa nouvelle gamme « gourmand et végétal », lancée en début d’année, se positionne comme « alternative à la déconsommation de lait de vache » pour dynamiser le chiffre d’affaires des distributeurs. « Un foyer sur trois achète des produits laitiers végétaux », expliquait-on au Sial sur le stand d’Andros, selon qui « le segment progresse de 3,2 % en volume et de 5 % en valeur cette année ». « Nous attirons déjà 70 % de nouveaux consommateurs dans le rayon en nous positionnant résolument sur le goût », était-il précisé.

À 2,9 % de taux de pénétration au bout d’un semestre, la gamme pourrait bien atteindre les 4,5 % en fin d’année et se positionne déjà comme le principal contributeur à la croissance du segment. Elle a placé le mot gourmand en premier car sa cible, ce sont les 4 millions de consommateurs « hédo-greens » qui cherchent le bon et l’éthique, selon Andros. Le taux de réachat atteint déjà 44 % sur le premier semestre.

Sur le modèle du pot de référence iconique de sa marque Bonne Maman pour les confitures, Andros a travaillé ses emballages pour qu’ils soient très repérables. Elle joue avec leur couleur bleue, les formes étant plus difficilement à individualiser sur ce segment. Le bleu rappelle les valeurs de légèreté, de douceurs et d’onctuosité des crèmes. La marque capitalise également sur sa notoriété (96 %) puisqu’elle est déjà consommée par un foyer sur deux pour ses références notamment en desserts fruités.

Trois ans de développement

Après trois ans de développement, la gamme « gourmand et végétal » s’organise autour de onze références : six brassés, quatre crèmes dessert et une mousse au chocolat. Une douzième référence est attendue pour avril : un brassé à boire en 250 ml.

La première étape fut l’approvisionnement : refusant de travailler du soja en raison des controverses, d’une part, sur ses modes de production et, d’autre part, sur les apports nutritionnels (œstrogènes), la firme s’est dirigée vers l’amande (douceur) et la noix de coco (onctuosité). Elle en profite pour souligner que ses formulations sont naturellement sans lactose et sans lait, sans conservateur, et que ses arômes sont naturels.

Sourcing sécurisé avec la Côte d’Ivoire

Andros a notamment sécurisé son sourcing avec la Côte d’Ivoire et envisage d’aller plus loin en y intégrant verticalement ses approvisionnements. Le labo de développement, à Biars-sur-Cère (46) a travaillé sur la typicité de goût de ces deux matières et leurs possibilités en texture, du brassé nature à la mousse, tous 100 % fabriqués en France. Andros valorise largement son savoir-faire fruitier. Il s’exprime dans la gamme des brassés aux fruits : citron de Sicile, fraise, pêche du Roussillon, cassis, framboise et ananas du Costa Rica.

Les brassés, proposés groupés par 4 pots de 100 grammes, s’accompagnent de crèmes dessert : chocolat, vanille, caramel et noisette par 2 pots de 120 g et d’une mousse chocolat par 4 pots.

Visibilité maximale en magasins

Le plan de lancement ciblé sur les « hédo-greens » se caractérise par un absent de taille : la télévision. La marque dirigée par Florian Delmas a en effet donné la priorité aux quatre outils que sont la presse magazine, le numérique, les animations dégustations et la PLV (publicité sur lieu de vente) pour assurer une visibilité maximale en magasin. Du côté merchandising, ses recommandations sont une implantation, dans le sens de circulation, après les références soja et avant les produits chèvre et brebis. Les tests consommateurs en aveugle montrent que les produits sortent au même niveau que les produits laitiers, assure Andros.

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