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Covid : la chaîne alimentaire tient

Malgré un taux d’absentéisme qui a doublé ces dix derniers jours face à la vague de contamination liée au variant Omicron, et des délais de livraison parfois rallongés, la chaîne alimentaire tient. La situation reste sous surveillance.

salariés coronavirus

Tous les acteurs de la chaîne alimentaire étaient réunis le 10 janvier au matin pour faire le point sur la situation sanitaire. L’absentéisme, les perturbations logistiques et les taux de service étaient au cœur de cette réunion.

En présence de Bercy et du ministère chargé des transports, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a réuni l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire pour faire le point sur les perturbations liées à la crise sanitaire. Les acteurs ont été clairs : nous ne sommes pas dans la même situation qu’au printemps 2020 et tous les maillons se sont montrés rassurants sur le fait que la chaîne alimentaire tenait bon. Aucune alerte systémique n’a été lancée.

Un taux d'absentéisme de 10 à 15% selon les secteurs

Néanmoins, des points de vigilance restent sur le taux d’absentéisme en hausse depuis une dizaine de jours, des délais de livraison rallongés du fait de perturbation dans la chaîne logistique et le trafic à l’export perturbé particulièrement pour les céréales.

 

« Le taux d’absentéisme a doublé depuis une dizaine de jours, pour passer de 5 à 10 voire 15% dans certains cas, fait-on savoir au ministère de l’Agriculture, mais on est loin des 35 ou 40 % de mars 2020 ».

Baisse de 60% de la fréquentation en restauration

En règle générale, les entreprises font preuve d’agilité sur l’organisation du travail, l’intérim, la réorganisation des plannings, etc. Le ministère dit suivre la situation notamment dans les abattoirs où l’absentéisme est passé de 4-5% à 8-10%.

La restauration est clairement un secteur en souffrance, les professionnels évoquant une baisse de 60% de fréquentation depuis une semaine à la suite de la mise en place du télétravail.

Crainte sur les pénalités logistiques

Par ailleurs, les professionnels ont fait remonter ici ou là des délais de livraison parfois rallongés par défaut du transporteur, pouvant entraîner des pénalités logistiques. Le ministère a rappelé le cadre de la loi Egalim 2 et son article 7 qui permet de faire preuve de mansuétude dans ces pénalités. « La distribution l’a reconnu », fait-on savoir au ministère. Le gouvernement appelle à bien respecter le nouveau cadre sur les pénalités et à la plus grande mansuétude dans leur utilisation. Les secteurs de produits frais, volaille, viande bovine et fruits et légumes, ont été particulièrement cités lors de cette réunion et le plus susceptibles d’être perturbées par les délais de livraison rallongés si un transport fait défaut.

Les grands groupes ont, quand même évoqué, un taux de service en baisse de 2% lors des quinze derniers jours.

L’export, et notamment celui de céréales, reste aussi un sujet d’attention pour Bercy et le ministère chargé des transports. Deux nouvelles cellules de crise ont été activées, l’une pour le transport routier, l’autre pour le ferroviaire avec SNCF Réseau, a indique le ministère.

Une nouvelle réunion devrait se tenir dans une quinzaine de jours pour faire un nouvel état des lieux de la situation.

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