Aller au contenu principal

Consommation
15 000 tonnes de chocolat écoulées à Pâques

Les ventes de chocolat se sont bien portées en France pour Pâques 2018, à l’image de l’année dans sa globalité. Les chocolatiers profitent de l’occasion pour innover.

En 2018, le marché de Pâques a connu en France une croissance des ventes de 1,2 % en valeur et de 1,5 % en volume, pour s’établir à 14 748 tonnes de chocolat vendues, soit un retour à la valeur de 2016 (14 750 tonnes) après une année 2017 moins performante. D’un point de vue plus général, en 2018, les chocolatiers français ont réalisé 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et vendu 333 029 tonnes de chocolat (-1 % par rapport à 2017).

Les consommateurs français, qui ont en moyenne acheté 1,04 kg de chocolat chacun pour Pâques, ont réalisé 58 % de leurs achats en hypermarchés, soit +3,3 % par rapport à 2017. Cette progression s’est faite au détriment des supermarchés (-1,1 %) et des magasins de proximité (-4 %), correspondant respectivement à 37 % et 5 % des ventes en volume. Le taux de pénétration des chocolats de Pâques est de 57,4 %, pour un panier moyen par ménage à 19,31 euros, et un nombre d’actes d’achat moyen autour de 1,9.

Les trois produits les plus consommés lors de cette période sont les moulages (4 542 tonnes en 2018, représentant 102 millions d’euros), les œufs (3 451 tonnes, 53,4 millions d’euros) et enfin les confiseries de chocolat (2 825 tonnes, 51 millions d’euros). À eux trois, ils représentent 75 % des ventes du marché en volume et 65 % en valeur.

L'innovation en force, les adultes visés

De nombreuses entreprises chocolatières profitent de Pâques pour renouveler leur catalogue, telles que Cémoi ou Ferrero qui visent cette année un public adulte de par leurs innovations. Le premier propose trois nouvelles références de fritures dégustation Cémoi, ainsi qu’une référence méga t’œufs, composée de huit assortiments d’œufs en sachet. Via sa marque Raffaello, Ferrero lance une gamme en édition limitée de douceurs à la noix de coco, signée Adolie Day. La marque Milka vise, quant à elle, une cible plus jeune, en misant sur ses nouveautés développées dans le cadre de son partenariat avec Playmobil, telles que trois références de crackers ludiques mixant trois variétés de chocolat.

Des chocolatiers plus indépendants profitent également de l’occasion pour mettre en avant leurs nouveautés, tels que Michel Cluizel, avec ses trois nouvelles références de tablettes de chocolat disponibles dans ses magasins Comptoirs Cluizel. La chaîne de pâtisserie La Romainville propose pour Pâques trois nouvelles recettes de gâteaux au chocolat, et le site de ventes privées de petits producteurs du terroir Tauziet & Co propose à ses clients des chocolats issus des PME du bassin d’Arcachon Cracoy et de la confiserie bordelaise Saunion.

La saison 2019 de moins bon augure

Des innovations visant à animer une saison de Pâques qui s’annonce moins flamboyante cette année pour plusieurs raisons. En 2019, le week-end de Pâques est plus tardif qu’à l’habitude (21 avril), à un moment où les vacances scolaires concernent les trois zones de la France. De plus, les chocolatiers sont dorénavant limités dans leurs opérations de promotion depuis l’entrée en vigueur de la loi Egalim. Pour rappel, la loi interdit l’offre « 1 produit acheté 1 offert », mais autorise une promotion de type « 2 produits achetés 1 offert ».

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio