Aller au contenu principal

Les produits élaborés sont-ils toujours moteurs de croissance ? 

Les achats des ménages en produits élaborés sont globalement en baisse en 2023 sur un an. Seul le jambon de volaille fait exception. 

jambon de porc rayon
Les achats de jambon de porc, comme pour de nombreux produits élaborés sont en baisse en 2023 sur un an.
© Virginie Pinson

Les achats des ménages en viande de boucherie (y compris les élaborés) se dégradent depuis plusieurs années. En 2023 sur un an, la baisse a atteint –3,9 % sur un an. Cette baisse des achats en volume s’est accompagnée d’une hausse des dépenses, +2,8 % selon les données de FranceAgriMer. Les produits élaborés, qui comptent pour 44 % des volumes contre 52 % en viandes fraîches, affichent, en moyenne, une certaine résistance en volume alors que les prix ont flambé.  

Lire aussi : Viande et volaille : les Français sont-ils revenus aux achats au premier semestre 

 

Notons également que dans ce segment, les achats des ménages ont augmenté de trois points en 2023 comparé à 2019. Il s’agit de la hausse la plus significative qu’a observé FranceAgriMer. 

Lire aussi : Viande : Bigard affirme faire mieux que le marché

Evolution des parts de marchés entre 2019 et 2023 pour chacune des grandes familles de produits carnés  

Le jambon de volaille à la conquête des ménages français  

Les bons résultats concernent essentiellement le jambon de volaille. Les achats des ménages ont augmenté (+7%) pour un prix moyen de 13,88 €/kg. Cette hausse peut s’expliquer par un prix moins élevé que celui du jambon cuit de porc (15,56 €/kg) et probablement des effets de substitution avec la charcuterie classique.  

Lire aussi : Viande : la baisse des prix ne relance pas les achats

Toutefois, pour l’ensemble de la catégorie volaille et lapin, les ménages ont acheté moins d’élaborés (32 %) que de frais (68 %) en 2023 et les achats en élaborés, en volume ont affiché un petit recul (-1,4 %) comparé à 2022. “Ce segment fortement plébiscité avant l’inflation connaît une baisse de consommation depuis lors”. Au cours de l’année 2023, le prix moyen a augmenté de 9,5 % pour atteindre 12,6 €/kg par rapport à 2022. Résultat, les achats des ménages ont décroché sur un an, même en pané frais, produit le plus acheté de la catégorie. 

Rattrapage des prix en charcuterie de porc  

Les achats des ménages sont aussi en baisse en charcuterie de porc. Au sein de ce segment, l’année 2023 a marqué un rattrapage. Les prix ont augmenté de 9,5 % sur un an, après une année 2022 caractérisée par une hausse modérée (+3 %). La hausse de 2023 a entraîné un recul des achats en volumes de 2,2 %. 

Lire aussi : Le porte-monnaie, clé d’entrée dans le flexitarisme

Quasi-maintien des achats en valeur en boucherie élaboré 

En viande de boucherie élaborés, la hausse des dépenses des ménages est particulièrement marquée (+7,4 %) contre une stabilité (+0,2 %) hors élaborés. En élaborés, la hausse s’accompagne d’une baisse mesurée des achats (-1,8 %) contre un repli plus significatif hors élaborés (-4,9 %).  

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio