Les prix du maïs reculent alors que les importations bondissent
Les prix du blé tendre et de l’orge de brasserie ont progressé, ceux de l’orge fourragère et du maïs ont reculé, et ceux du blé dur n’ont pas bougé sur le marché physique français entre le 31 août et le 7 septembre 2026.
Les prix du blé tendre et de l’orge de brasserie ont progressé, ceux de l’orge fourragère et du maïs ont reculé, et ceux du blé dur n’ont pas bougé sur le marché physique français entre le 31 août et le 7 septembre 2026.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain d’une semaine sur l’autre, après avoir joué au yo-yo
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élevait, le 7 septembre 2026, à 247,50 €/t sur la période octobre-décembre, gagnant 3,50 €/t par rapport au 31 août 2026, dans le sillage du marché à terme d'Euronext (+4 €/t, à 249,25 €/t sur l’échéance décembre 2026). Les cours du blé sur le CBOT ont quant eux perdu du terrain, perdant 40 cts$/boisseau à 734 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026. En France, les prix ont progressé avant de faire volte-face à la baisse. Après avoir fait de la rétention de marchandise, les agriculteurs ont ouvert les vannes à un moment où les fabricants d’aliments pour animaux avaient des besoins à couvrir.
Le blé dur n’est pas coté, sur un marché toujours en sommeil
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence sur le marché physique français, n’a pas évolué, stagnant à 270 €/t le 7 septembre 2026. Les acheteurs sont dans leur majorité absents du marché.
Les cours de l’orge fourragère ont diminué, en raison d'une bonne demande
L'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, s’élève, le7 septembre 2026, à 229 €/t sur la période octobre-décembre 2026, cédant 9,50 €/t par rapport au 31 août 2026. Les entreprises de nutrition animale sont intéressées par l’achat d’orge. Néanmoins, les disponibilités sont actuellement réduites compte tenu de l’anticipation des transferts de volume sur les places portuaires.
L’orge de brasserie renchérit, l'activité se calme
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence sur le marché physique français, ont progressé, s’établissant le 7 septembre 2026 à 231,50 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 241,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période janvier-juin 2027, gagnant respectivement 11,50 €/t et 5 €/t par rapport au 31 août 2026. La hausse des prix a réduit le volume d’activité par rapport à la semaine précédente.
Les cotations du maïs français ont reculé, en raison de l'importation de lots
Le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence sur le marché physique français, s’élève le 37 septembre 2026 à 269 €/t sur octobre-décembre 2026, perdant 3 €/t par rapport au 31 août 2026. Il suit la baisse des cours sur Euronext (-1,75 €/t à 268 €/t sur l’échéance novembre 2026) et le CBOT (-1 cts$/boisseau à 536,75 cts$/boisseau sur l’échéance décembre 2026). L’UE augmente fortement ses importations de maïs. Les États-Unis sont devenus le premier fournisseur après l’Ukraine et les importations d’Argentine ont doublé en quinze jours. Selon Céré’Obs, en semaine 35 (du 25 au 31 août 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en maïs grain sont passées de 28 % à 27 % (contre 62 % en 2025).
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.