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Céréales
Les cours du blé tendre stimulés par la demande mondiale

Potentiellement record, les exportations françaises de blé sont actuellement pénalisées par le mouvement de grève national. Les cours du blé tendre hexagonal poursuivent toutefois leur progression sur le marché physique.

Période du 14 au 21 janvier. Alors que les difficultés d’acheminement des marchandises vers et dans les zones portuaires françaises restent très présentes, les cours du blé tendre hexagonal ont poursuivi leur progression sur le marché physique. La bonne demande mondiale est le principal facteur de soutien des cotations actuellement. Notons aussi les rachats de matières premières autour des régions portuaires de certains OS pour honorer les contrats passés, qui ont aussi pu soutenir les prix. Ce mardi démarrait un nouveau cycle de 3 jours de grève des dockers dans de nombreux ports français. Un élément qui pourrait profiter aux installations portuaires allemandes selon le cabinet d’analyses Agritel. Certains courtiers français relativisaient toutefois l'incidence de ces grèves le 20. « On sait que c’est plus ou moins temporaire. Les ports ont été bloqués une paire de jours, mais ça ne représente pas une menace à long terme », a déclaré Damien Vercambre, d’Inter-Courtage à l’AFP. Le même jour, le président d’Intercéréales, Jean-François Loiseau, alertait les opérateurs sur le risque de voir les clients traditionnels changer de sources d’approvisionnement. « Ils commencent à se positionner sur des origines alternatives : Nord Europe, Baltique et mer Noire », pouvait-on lire dans une note destinée aux opérateurs parue le 20 janvier. L’activité est surtout concentrée autour des zones de chargement à l’export actuellement et se résume parfois à gérer les problèmes de logistique actuels. Les industriels de la nutrition animale procèdent à quelques achats, mais limités compte tenu de la fermeté des prix.

Les meuniers, de leur côté, se focalisent sur la prochaine campagne. Lors de son conseil spécialisé, FranceAgriMer a relevé son estimation d’exportation de blé à 12,4 Mt pour 2019-2020, un record. Sur le marché mondial, on notera l’achat tunisien de 100 000 t de blé meunier, 117 000 t de blé dur et 75 000 t d’orge fourragère en fin de semaine dernière et l’appel d’offres de l’Algérie pour 50 000 t de blé meunier d’origine optionnelle à charger entre le 15 février et le 31 mars.

Peu d’évolution en orge et en maïs

Les cours des orges ont partiellement suivi la hausse observée en blé tendre, la matière première n’étant pas aussi demandée que ce dernier notamment à Rouen où elle est éteinte. Des échanges sont toutefois rapportés en région vers la nutrition animale. En maïs, si les cours progressent légèrement d’une semaine sur l’autre, le courant d’affaires est très limité.

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