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Les 4 fléaux qui perturbent les marchés agricoles européens en 2022

Les prévisions de la Commission européenne mettent en avant les fortes incertitudes qui règnent sur les marchés agricoles et agroalimentaires.

© brett-jordan

La Commission européenne vient de faire paraître ses habituelles prévisions de court terme. Elles sont marquées par de fortes incertitudes à cause de 4 facteurs à l’évolution peu prévisible.

1- La guerre en Ukraine

L’invasion russe en Ukraine a fortement bouleversé les marchés agricoles au printemps et les conséquences se font toujours sentir, notamment car la sécurité alimentaire mondiale est mise en péril. Les prix agricoles mondiaux ont bondi de près de 30 % depuis le début du conflit, même si un tassement se fait dorénavant sentir alors que la moisson européenne est sur les rails. L’Union européenne tâche aussi de développer les échanges avec l’Ukraine en mettant des nouveaux modes de transport, par route et rail notamment.

2- L’incertitude macro-économique

La reprise post-Covid, avec des pics de demande et un transport mondial perturbé a déjà rendu les marchés assez peu prévisibles, mais les vagues épidémiques qui s’éternisent, la flambée de l’énergie et des coûts de production et le retour de l’inflation laissent les analystes dans le brouillard. En Chine, la demande s’est effondrée à cause des confinements. Pour les pays producteurs de pétrole, au contraire, la période est plus favorable puisque l’envolée des prix du baril leur permet de disposer de davantage de devises. L’Asie du Sud Est semble de son côté être pour le moment moins sujette à l’inflation.

3- Le dérèglement climatique

Du gel, des vagues de chaleur précoce, le climat n’a pas été favorable aux récoltes européennes. Les rendements céréaliers sont d’ailleurs attendus en baisse, ce qui devrait conduire à une baisse de 2,5 % de la production communautaire. La sécheresse en cours dans de nombreuses régions européennes inquiète tant pour les cultures que pour les pâturages.

4- Les zoonoses

La grippe aviaire et la peste porcine pèsent lourd sur les filières concernées, que ce soit en pertes de production ou de potentiel à l’export. A cela s’ajoute la flambée des coûts de production, de quoi anticiper une contraction des production européennes de porc, et un coup de frein à la croissance des volailles.

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