Le prix moyen des agneaux repasse la barre des 9,10 €/kg
Les prix des agneaux ont rebondi la semaine dernière après un été de canicule qui a fait souffrir la filière. L’offre française devrait être limitée ces prochaines semaines.
Les prix des agneaux ont rebondi la semaine dernière après un été de canicule qui a fait souffrir la filière. L’offre française devrait être limitée ces prochaines semaines.
Le prix moyen pondéré des agneaux publié par FranceAgriMer s’affiche en semaine 38 à 9,11 €/kg, c’est 4,7 % de plus que l’an dernier, même date. La cotation se reprend après quelques semaines de stabilisation. Elle avait baissé nettement de mi-mai à mi-août, passant de 10,55 €/kg à 9,02 €/kg sur ces 3 mois, soit 14,5 % de baisse.
Lire aussi : 14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?
Les canicules ont déstabilisé l’élevage ovin
L’Idele est catégorique dans sa dernière lettre de Tendances : « Face aux canicules à répétition dès le mois de juin, la production ovine est impactée avec par exemple des animaux rentrés en bergerie et finis plus tôt ». Ils sont donc arrivés sur le marché à une période de faible consommation saisonnière. Les agneaux sont aussi parfois de moins bonne qualité, ce qui a pesé sur les prix.
Une baisse à venir de l’offre d’agneau
Par ailleurs, l’offre d’agneau cet automne devrait être limitée. Car de moins en moins d’éleveurs dessaisonnent. Sortir des agneaux à l’automne coûte de plus en plus cher à cause des sécheresses, et sortir à Pâques est donc plus intéressant financièrement, malgré certaines allouées par la filière.
Lire aussi : Viande ovine : 185 000 tonnes déjà concédées dans les accords de libre-échange
Toujours selon l’Idele, les canicules ont entrainé « des luttes moins performantes qui vont probablement diminuer le nombre d’agneaux disponibles pour Pâques 2027 ».
Hausse des abattages d’agneaux depuis le début d’année
En juillet, les abattages d’agneaux étaient, selon Agreste, en hausse de 3,3 % sur un an, tout en restant inférieurs de 18,2 % à la moyenne quinquennale 2021-2025. Au total sur les sept premiers mois de l’années, les abattages d’agneaux en têtes ont progressé de 0,7 % par rapport à l’an dernier. Pour autant, ils restent 14,6 % sous la moyenne 2021-2025. Cette hausse annuelle « reflète en réalité un rattrapage partiel du bas niveau de production de 2025, du fait de l’épidémie de FCO-3 ayant durement frappé nombre d’élevages français au 2nd semestre 2024 » détaille l’Idele. A noter qu’en tonnage la progression de la production est plus forte qu’en tête (+1 %) grâce à un alourdissement des carcasses. Les abattages d’ovins de réforme ont aussi augmenté, de 11 % en têtes en juillet.