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Le prix du porc sous les coûts de production en France

Le prix du porc se creuse à nouveau cette semaine, malgré les insistances des éleveurs de l’amont pour le stabiliser. Exaspérés par cette chute, ces derniers alertent sur les conséquences d’un déclin continuel du cours du porc.

Le cours du porc à plérin sur un an
Le cours chute à nouveau cette semaine
© Les Marchés

Cette semaine, le prix du porc à Plérin a subi une nouvelle baisse de 1,9 centime et s’établit à 1,616 euro/kg carcasse sur le MPF. Cette baisse s’additionne à la continuelle chute amorcée depuis fin juillet 2025. Ainsi, le cours du porc est passé en semaine 37 en dessous du prix de revient moyen, estimé à 1,70 euro/kg carcasse par la profession. 

Lire aussi : « La révolte paysanne reprend à Versailles » : la FNSEA somme Emmanuel Macron de réagir face aux importations déloyales

Les syndicats porcins tirent la sonnette d'alarme

« Si cette tendance se poursuit, elle fera basculer de nombreux élevages dans une situation intenable et elle conduira tout droit la filière porcine bretonne dans une crise profonde » alertent les JA Bretagne et la FRSEA Bretagne

 « Si cette tendance se poursuit, elle fera basculer de nombreux élevages  »

Dans leur communiqué de presse commun, les deux syndicats dénoncent un prix du porc qui chute avec une ampleur inhabituelle, comparée aux années précédentes et aux autres marchés européens. Ces derniers évoquent une baisse qui dépasse largement l’impact de la surtaxe chinoise, qui elle est estimée à 8 centimes selon l’IFIP, tandis que  « les éleveurs français subissent une baisse trois fois plus forte ». 

Lire aussi : Paris Terroirs : pourquoi Cooperl pivote au-delà du porc à Houdan ?

Des causes diverses à cette baisse des prix du porc

Le facteur aggravant de cette crise des droits de douane est la période, déjà habituellement synonyme de baisse saisonnière.  Au niveau de la France, JA et la FRSEA insistent aussi sur l’augmentation des importations en provenance d’Espagne et d’Allemagne (+8,5 % en juin selon Agreste). L’UGPVB, pointe du doigt « tous les acteurs qui ne jouent pas pleinement le jeu, et créent des déséquilibres artificiels ». Les syndicats insistent sur le rôle important du Marché du Porc Français, déserté par la Cooperl et Bigard il y a deux ans.    

« Il est urgent que la filière assume ses responsabilités pour garantir un prix qui reflète la réalité des coûts de production »

« Il est urgent que la filière assume ses responsabilités pour garantir un prix qui reflète la réalité des coûts de production » exige l’UGPVB. Pour Evel’Up,  « le prix du porc payé en France doit s’établir, pour les mois à venir, en cohérence avec les niveaux observés en Europe ». 

En Europe, la plupart des cours reculent à nouveau 

En Europe, le cours se stabilise à nouveau en Allemagne, mais les prix sont toujours à la baisse au Danemark et aux Pays-Bas

Lire aussi : Porc : Tönnies ne pourra pas racheter des abattoirs de Vion mais continue sa croissance 

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