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Le prix du porc progresse pour la première fois en huit mois à Plérin

Les cours du porc sont à la hausse en France comme en Espagne cette semaine, mais ce prix reste stable en Allemagne malgré la hausse de la demande. Le pays désormais déclaré exempte de fièvre aphteuse, craint comme le reste de l’Europe, les conséquences de la déclaration d’un nouveau cas de maladie en Hongrie et en Slovaquie.   

Evolution cotation porc entre mars 2024 et 2025
Le prix de référence du marché du porc français remonte légèrement après des mois de stabilité.
© Les Marchés

En cette douzième semaine de 2025, le prix du porc à Plérin a connu sa première hausse depuis le 18 juillet 2024. Cette augmentation de 0,3 centime porte désormais le cours à 1,683 €/kg carcasse. Depuis le 25 juillet 2024, le cours avait largement baissé avant de se stabiliser à partir du mois de novembre. Ainsi ce prix de référence a perdu 0,449 €/kg carcasse depuis cette date. Sur la zone UNIPORC, l’activité d’abattage reste soutenue et largement supérieure à celle de la même semaine en 2024. Le poids moyen des carcasses est en baisse cette semaine, ce qui confirme une demande bien présente.  

Hausse des prix du porc en Espagne, stabilité en Allemagne

En Espagne, la hausse des prix se poursuit, avec une progression de 1,2 % sur le prix de référence du porc. Le pays conserve ainsi sa position de la plus haute cotation européenne.

En Allemagne, la cotation reste stable pour la neuvième semaine consécutive. Le marché, bien qu'encore équilibré, montre davantage de dynamisme par rapport aux semaines précédentes. La demande est en hausse, entraînant déjà des goulets d’étranglement de l’offre dans certaines régions, notamment grâce aux campagnes de promotion lancées dans les commerces.

Lire aussi : Le prix du porc espagnol se rapproche du prix allemand 

Depuis le 12 mars 2025, le pays est déclaré “exempte de fièvre aphteuse sans vaccination”, mis à part dans la zone proche du cas détecté en janvier. Ce statut sanitaire constitue envoie un signal fort en faveur de la reprise des exportations vers ses partenaires commerciaux. La Chine a déjà rouvert ses portes au porc allemand, la Corée du Sud et le Royaume-Uni n’ont encore rien annoncé. Bien que le principe de zonage mis en place après l’apparition d’un unique cas de fièvre aphteuse ait permis au pays de maintenir son commerce intra-européen, il avait néanmoins entraîné la perte de certains débouchés sur ces marchés tiers.

Le cas de fièvre aphteuse en Hongrie inquiète

Par ailleurs, en ce début de mois de mars, la Hongrie a enregistré son premier cas de fièvre aphteuse depuis 50 ans, détecté au sein d’un troupeau de bovins. Trois cas ont été confirmés ce 21 mars en Slovaquie. Cet épisode sanitaire constitue un nouveau défi pour l’Union européenne, ravivant les craintes des pays voisins. En réaction, le Royaume-Uni a renforcé ses contrôles aux frontières et annoncé des mesures restrictives sur les importations de produits à risque en provenance de Hongrie et de Slovaquie. 

Lire aussi : Bœuf, porc, agneau : comment évolue la production de viande de l’UE en 2025 

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