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Le prix du porc perd 15 centimes en Allemagne et continue de baisser à Plérin

Cette semaine, la tendance baissière se généralise à nouveau sur les principales places de marché européen du porc. L’Allemagne recule de 15 centimes, ce qui accentue la chute du cours en France et en Espagne 

le cours du porc entre 2022 et 2025
le cours du porc revient à son niveau d'il y'a trois ans en France et en Espagne.
© Les Marchés

En Allemagne, le prix directeur perd 15 centimes, alors que le pays sort d’un long weekend festif.  Le nord-ouest du territoire fait face à un important excédent de porcs, qui ne cesse de s’accentuer. Le marché de la viande reste morose, les abattoirs limitent leurs achats et les poids d’abattage continuent de progresser depuis plusieurs semaines. 

Le prix français déstabilisé par la chute du cours allemand

En France où le prix de référence du Marché du Porc Français perd 4,5 centimes malgré les protestations des groupements d’éleveurs bretons. Depuis juillet, la cotation a perdu 34,5 centimes et elle s’établit désormais à 1,551 €/kg carcasse. Ce niveau de prix n’avait pas été atteint depuis mars 2022. Sur la zone UNIPORC, les volume d’abattage sont relativement stables depuis des semaines. Les poids, quant à eux, poursuivent leur progression de manière modérée. 

Le cours en Espagne chute 

En Espagne, le prix chute également de 4,6 centimes et retrouve-lui aussi son niveau de mars 2022, après une baisse totale de 37 centimes depuis juillet. Avec l’arrivée de l’automne, les poids des carcasses augmentent de 700 grammes, dans un contexte d’offre abondante et de demande atone. 

Lire aussi : Porc : l’Espagne reste au cœur du commerce international 

L’Europe dans une spirale baissière incessante

Dans toute l'Europe, le prix du porc ne parvient pas à se stabiliser depuis des semaines.  Les opérateurs ne voient pas pour l'instant de fin à cette spirale baissière. 

Par ailleurs, le cheptel porcin dans l’UE a progressé de 0,5% par rapport à la même période en 2024, selon le dernier recensement des mois de mai et juin 2025.  

Lire aussi : Porc : « le choix de la Chine de cibler l’agriculture européenne n’est pas anodin » 

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