Le prix du maïs monte alors que les superficies pourraient baisser à cause de la guerre au Moyen-Orient
Alors que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran s’enveniment, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont reculé entre le 13 et le 20 avril 2026 sur le marché physique français, dans le sillage du pétrole. Les cours du maïs ont progressé dans le même temps, les agriculteurs envisageant de réduire leur sole en raison de la cherté des intrants pour cause de guerre au Moyen-Orient.
Alors que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran s’enveniment, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont reculé entre le 13 et le 20 avril 2026 sur le marché physique français, dans le sillage du pétrole. Les cours du maïs ont progressé dans le même temps, les agriculteurs envisageant de réduire leur sole en raison de la cherté des intrants pour cause de guerre au Moyen-Orient.
Les prix du blé tendre ont perdu du terrain, dans le sillage du pétrole
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 20 avril 2026, à 180,50 €/t sur la période avril-juin, perdant 7 €/t sur la semaine, dans le sillage d'Euronext (-1,75 €/t, à 194 €/t sur la période mai). Il a suivi le repli des cours du pétrole alors que la guerre au Moyen-Orient montrait des signes d’accalmie. Les cours du blé sur le CBOT ont progressé (+14,75 cts$/boisseau, à 597 cts$/boisseau sur l’échéance mai), les conditions météo étant défavorables aux cultures de blé d’hiver. Selon Céré’Obs, en semaine 15 (du 7 au 13 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre se sont stabilisées à 84 % pour la récolte 2026 (contre 75 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du blé dur ne sont pas cotées, sur un marché atone
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, n’est pas coté en cette semaine du 13 au 20 avril 2026. Pour rappel, il s’élevait, le 13 avril 2026, à 242,50 €/t sur la période avril-juin, perdant 2,50 €/t sur la semaine précédente. Selon les dernières prévisions d’Agreste, parues le 14 avril, en 2026, la sole de blé dur serait stable sur un an, à 220 000 ha. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 15 (du 7 au 13 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 76 % concernant la récolte 2025).
Les cours de l’orge fourragère se sont repliés, en sympathie avec le blé tendre
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 20 avril 2026, 184 €/t sur la période avril-juin, perdant 1,50 €/t sur la semaine, en sympathie avec le blé tendre. L’activité à l’exportation demeure dynamique. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 15 (du 7 au 13 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver se sont stabilisées à 81 % pour la récolte 2026 (contre 72 % concernant la récolte 2025).
Les cotations de l’orge de brasserie ont suivi une tendance haussière
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 20 avril, à 185 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 190 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période avril-juin, respectivement en hausse de 3 €/t et stable d'une semaine sur l’autre. Quelques affaires se sont traitées en début de semaine, principalement en variété de printemps. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 15 (du 7 au 13 mars 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge de printemps se sont établies à 94 % pour la récolte 2026 (contre 86 % concernant la récolte 2025).
Les cotations du maïs ont progressé, à l’image du marché à terme états-unien
Le cours du maïs en rendu Bordeaux s’élevait, le 20 avril 2026, à 194,50 €/t sur la période avril-juin, gagnant 1,50 €/t sur la semaine, à l’image du CBOT (+11,75 cts$/boisseau, à 452 cts$/boisseau sur l’échéance mai). Les cours du contrat maïs sur Euronext n’ont quasiment pas évolué (-0,75 €/t, à 204,25 €/t sur la période juin). La cherté du prix des engrais et du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient pourrait conduire les agriculteurs à semer moins de maïs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 15 (du 7 au 13 mars 2026), les semis de maïs pour la récolte 2026 ont démarré, réalisés sur 31 % de la sole estimée, contre 9 % la semaine précédente (contre 36 % concernant la récolte 2025).
Légère hausse des surfaces de céréales à paille en 2026, rebond de la sole de colza
En 2026, la superficie de céréales à paille cultivées en France est estimée à 7 millions d’hectares (Mha), selon la dernière note de conjoncture d’Agreste relative aux grandes cultures, parue le 14 avril 2026. Elle progresserait de 1,3 % sur un an, mais resterait légèrement inférieure à la moyenne des années 2021 à 2025. La hausse serait portée par le blé tendre (4,6 Mha), avec + 2,6 % sur un an. Au contraire, les surfaces d’orges (1,76 Mha) diminueraient de 1,5 % sur un an en raison d’une forte réduction des semis d’orge de printemps, à l’image de l’ensemble des céréales de printemps (- 16 %). La sole de colza (1,38 Mha) rebondirait de + 9 % sur un an, retrouvant la dynamique entamée en 2022. Les surfaces consacrées aux betteraves et aux pommes de terre de conservation diminueraient chacune d’environ 5 % par rapport à la campagne 2025.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.