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Le prix du blé tendre dépasse son niveau de juillet dernier

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont progressé sur le marché physique français entre le 20 et le 27 mai, alors que les cotations du maïs et le blé dur se sont stabilisées. 

Lire aussi : Le prix du colza progresse, se rapproche de son niveau de 2021

Le prix du blé tendre à un plus haut depuis juillet 2023

Les prix du blé tendre sur le marché physique français en nouvelle récolte ont flambé entre le 20 et le 27 mai. Selon la Dépêche-Le petit Meunier, le prix du blé tendre meunier standard rendu Rouen s'affichait à 261 €/t (nominal) le 27 mai, c'est 7,5 € de plus que la veille, et un plus haut depuis les 260 €/t du 24 juillet dernier. Cette hausse s'inscrit dans le sillage d’Euronext et du CBOT, compte tenu de la météo adverse en Russie.

Lire aussi : Météo en Russie : faut-il vraiment s’inquiéter des effets du gel sur le blé tendre ?

Le principal élément de préoccupation est le déficit hydrique. Le froid inquiète également, mais dans une moindre mesure. La récolte russe est désormais attendue autour des 85 Mt, contre plus de 90 Mt précédemment. L’analyste Ikar table sur des exportations à 45 Mt (47 Mt précédemment). En France, les conditions de culture du blé tendre se sont dégradées durant la semaine se terminant le 20 mai, perdant un point à 63 % (contre 93 % en 2023 à pareille époque), selon le rapport hebdomadaire Céré’Obs.

Lire aussi : Prix des céréales - La situation en Russie continue de tirer les cours du blé tendre vers le haut

Les prix du blé dur sont stables

Les prix du blé dur sur le marché physique français en nouvelle récolte se sont stabilisés entre le 20 et le 27 mai, tiraillées entre la mauvaise récolte attendue en Italie et la bonne espérée en Espagne. En France, les conditions de culture du blé dur ont gagné un point durant la semaine se terminant le 13 mai, à 66 % (contre 87 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs. 

Les prix du maïs progressent

Les prix du maïs sur le marché physique français en ancienne récolte ont progressé entre le 20 et le 27 mai, tiraillés entre un contrat maïs sur Euronext baissier et celui sur le CBOT haussier. Le déficit hydrique en Ukraine perturbe les semis. Aux États-Unis, bien que les travaux d’emblavement aient bien avancé, des pluies restreignent les opérations cette semaine. La nutrition animale hexagonale se positionne, avec précaution, sur la période mai-septembre, la graine jaune étant attractive en formulation. En France, les semis maïs ont peu avancés durant la semaine se terminant le 13 mai, passant de 73 % à 78 % de la sole attendue (contre 93 % en 2023 à date), selon le rapport Céré’Obs. 

Les prix de l'orge de mouture progressent sur un marché peu actif

Les prix de l’orge de mouture sur le marché physique français en nouvelle récolte ont augmenté entre le 20 et le 27 mai, suivant la hausse des cours du blé tendre. Mais cette hausse contraste avec la faiblesse de l’activité sur le marché physique hexagonal. Les primes portuaires régressent encore, compte tenu d’une demande toujours inscrite aux abonnés absents. En France, les conditions de culture de l’orge d’hiver se sont dégradées durant la semaine se terminant le 13 mai, perdant deux points à 64 % (contre 86 % en 2023 à pareille époque), selon Céré’Obs.

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains. 

Rédaction Réussir

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