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Le prix du blé dépasse les 190 €/t, le maïs plombé par un manque de perspectives

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et l’orge de brasserie se sont appréciés sur le marché physique français, entre le 16 et le 23 février 2026. Les cotations du maïs se sont repliées d’une semaine sur l’autre, pendant que la valeur du blé dur stagnait.

Les prix du blé tendre ont gagné du terrain

Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 23 février 2026, à 191 €/t sur la période février-mars, gagnant 3,50 €/t sur la semaine, dans le sillage d’Euronext (+4,50 €/t sur l’échéance mars) et du CBOT (+20,75 cts$/boisseau sur l’échéance mars). Concernant les inondations, les opérateurs ne sont pas alarmistes pour le moment. Mais il faudra surveiller l’état des cultures dès que les agriculteurs pourront rentrer dans les champs. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 7 (du 10 au 16 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en blé tendre sont passées de 91 % à 88 % pour la récolte 2026 (contre 74 % concernant la récolte 2025).   

Les cotations du blé dur n’ont pas évolué, sur un marché inerte

Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 23 février 2026, 240 €/t sur la période février-mars, stable d’une semaine sur l’autre. Le marché est très calme sur toutes les places. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 7 (du 10 au 16 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” du blé dur sont passées de 87 % à 83 % pour la récolte 2026 (contre 83 % concernant la récolte 2025). Le stade “semis” est passé de 94 % à 95 % pour la récolte 2026 (contre 89 % pour la récolte 2025 et 94 % en moyenne quinquennale).

Les prix de l’orge fourragère ont gagné du terrain

Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 23 février 2026, 182 €/t sur la période février-mars, perdant 1,50 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage du blé tendre. Sur le portuaire, de petits contrats se traitent mais il n’y quasiment plus de volumes à vendre. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 7 (du 10 au 16 février 2026), les conditions de culture “bonnes à très bonnes” en orge d’hiver sont passées de 88 % à 84 % pour la récolte 2026 (contre 69 % concernant la récolte 2025). 

Les cotations de l’orge de brasserie ont progressé

Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 23 février, à 188 €/t en Faro (variété d’hiver) et à 189,50 €/t en Planet (variété de printemps) sur la période février-juin, en hausse respectivement de 2 €/t et 3,50 €/t sur la semaine. En France, les inondations sont source d'inquiétude pour les cultures en place mais également pour les semis de printemps, qui s'étalent de février à mi-avril. Selon le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer, en semaine 7 (du 10 au 16 février 2026), le stade “semis” n’a pas évolué à 30 % pour la récolte 2026 (contre 21 % pour la récolte 2025 et 31 % en moyenne quinquennale).

Les cotations du maïs se sont repliées, tiraillées entre Euronext et CBOT

Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 23 février 2026, à 182 €/t sur la période février-mars, perdant 1,50 €/t sur la semaine, tiraillé entre la hausse enregistrée sur le marché à terme d’Euronext (+1,75 €/t sur l’échéance mars) et la baisse sur celui du CBOT (-4,75 cts$/boisseau sur l’échéance mars). En Europe, les perspectives d’exportations semblent limitées face à la concurrence internationale (production record au Brésil notamment, prix très attractifs en Argentine), en raison de bonnes récoltes dans des pays traditionnellement importateurs (comme le Maroc) ou encore de difficultés de logistique chez de gros exportateurs (Russie et Ukraine par exemple). 

Le Conseil international des céréales maintient ses prévisions concernant les céréales et le soja. 

Publié le 19 février 2026, la mise à jour des prévisions du Conseil international des céréales n’a pas apporté de grands changements par rapport à la précédente publication de janvier. On note ainsi que la production est vue à 842 Mt en 2025/2026, identique à la précédente prévision de janvier. Les chiffres ne bougent pas non plus pour les échanges internationaux (209 Mt) et la consommation globale (823 Mt). Seuls les stocks sont revus en baisse d’1 Mt, à 282 Mt. Côté maïs, la production est vue inchangée à 1 313 Mt tout comme les stocks à 305 Mt. Les échanges internationaux passent de 195 Mt à 196 Mt et la consommation globale de 1 297 Mt à 12 98 Mt. Enfin, en soja, le conseil a augmenté d’un million de tonnes sa prévision de production mondiale pour 2025/2026. Les prévisions de consommation reculent d’un million de tonnes, à 431 Mt et les stocks finaux sont revus en hausse de 2Mt à 79 Mt. Les échanges internationaux sont conservés au même niveau que le mois dernier, à 187 Mt. .

Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.

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