Le prix de l’agneau ne semble pas pouvoir battre son record de Pâques 2025
Les prix de l’agneau ont progressé avant Pâques sur les marchés en vif, comme chaque année. Pour autant, le record de prix historique atteint en 2025 ne semble pas en mesure d’être battu.
Les prix de l’agneau ont progressé avant Pâques sur les marchés en vif, comme chaque année. Pour autant, le record de prix historique atteint en 2025 ne semble pas en mesure d’être battu.
Mis à jour le 31 mars
À 10,37 €/kg en semaine 12, soit deux semaines avant Pâques, le prix moyen pondéré des agneaux publié par FranceAgriMer se situe 6 % sous son niveau de la semaine 16 de 2025, deux semaines avant Pâques 2025. L’an dernier, le prix moyen pondéré des agneaux français était ainsi brièvement passé au-dessus de la barre des 11 €/kg. Un plafond qui ne devrait pas être franchi cette année. En semaine, le PMP a tout de même encore gagné 37 centimes à 10,74 €/kg.

Stabilisation des abattages d’agneaux
Les abattages d’ovins de 2026 se montrent assez similaires à ceux de 2025 sur le premier trimestre (semaines 1 à 11) selon les remontées Ovinfos communiquées par Interbev, à près de 596 000 têtes. C’est tout de même 15 % de moins que sur la même période de 2024. Et cette stabilité apparente est doublement trompeuse, tout d’abord car ce sont les réformes qui ont progressé, pas les abattages d’agneaux. Ainsi en février Agreste rapporte un bond de 14,9 % des abattages d’ovins de réforme et une stabilité de ceux d’agneaux (-0,6 %). De plus, elle cache un décalage des abattages qui ont été bien plus importants que l’an dernier en janvier (+10,3 %) mais sont en retrait sur mars (-11,8 % sur les semaines 9 à 11).
Tension sur l’offre d’agneaux
Sur la période où la demande en agneau est la mieux orientée, avec la succession de la fin du Ramadan (18 mars), des fêtes de Pâques juives (du 1er au 9 avril), Pâques chrétienne (5 avril) puis l’Aïd el Kébir (du 27 au 30 mai), les opérateurs de la filière craignent que la finition des agneaux soit décalée du calendrier de consommation, et que l’offre se montre très réduite, précise l’Idele. Comme les importations d’agneaux vivants de la France étaient à l’arrêt en janvier, c’est autant de moins pour les abattoirs français.
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Une consommation d'agneau en chute libre
Les achats des ménages de viande ovine pour leur consommation à domicile ont reculé de 13,7 en volume en 2025, selon les données annuelles de Worldpanel by Numerator relayées par FranceAgriMer. Il faut dire que le prix moyen d’achat progressait de 10,1 %.
Des importations de viande ovine en retrait
En février, les importations françaises globales de viande ovine ont reculé de 7,1 % rapporte Agreste. Déjà en janvier, les achats destinés au marché français (Idele soustrait les volumes réexportés) avaient reculé de 13 % selon l’Institut. Seuls les volumes en provenance de Nouvelle-Zélande avaient augmenté (+53 %).