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Transport maritime
Le Baltic Dry Index a chuté, vers une détente des coûts de transport ?

L’indice représentant les coûts du fret vrac a chuté sur octobre/novembre, alors que le transport maritime flambe depuis le début de l'année. Certains y voit le signe d'une détente.

conteneur
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© FraukeFeind de Pixabay

Depuis le début de l’année, les coûts du transport maritime sont montés en flèche et les délais se sont allongés. En cause, un fort redémarrage de la consommation, notamment américaine, après la pandémie, qui a entraîné un afflux de demande. Néanmoins, la situation pourrait s’améliorer.

Ainsi, le Baltic Dry Index ne s’affichait-il plus, le 17 novembre, qu’à 2 430 points contre 5 647 points pour son record historique du 6 octobre. Il a donc perdu 57 % de sa valeur en un mois et demi !

Le BDI est un indice des prix pour le transport maritime du vrac sec (minerai, charbon et céréales), mais qui est utilisé par beaucoup d’analystes pour estimer la vigueur du marché international. Une telle chute traduit un brutal recul des demandes de transport. Certains estiment que l’inflation a donné un coup à la consommation, notamment américaine, et engendre un tassement des échanges mondiaux. La tendance est la même sur l’indice Capesize (-58 % en un mois) et le Panamax (-28 % en un mois).

Sur les conteneurs, la détente est légère

Si le transport de vrac est moins onéreux en ce mois de novembre, la détente n’est encore que très symbolique sur les conteneurs. Ainsi pour transporter un conteneur 40 pieds de la Chine vers l’Europe du Nord, il en coutait encore plus de 14 200 $ début novembre, selon les cotations Freightos disponibles via Commoprices. C’est seulement 3.3 % de moins que début octobre. L'indice général mondial recule de 5.5 % sur un mois, mais cette baisse cache de nombreuses disparités. Ce sont les routes Asie/Amérique du Nord qui reculent le plus, la route UE/USA restant à ses niveaux élevés. Si une détente générale est possible, elle pourrait n'être que limitée. Selon nos informations, les compagnies maritimes ne s'engagent pas sur des prix pour le second 2022, elles n'anticipent donc pas de baisses substantielles.

 

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