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Les prix des petits veaux laitiers ont-ils renoué avec la normale ?

On le ressentait déjà l’an dernier, mais 2024 fait office de confirmation, les prix des petits veaux laitiers semblent afficher des mouvements saisonniers bien plus habituels. 

petit veau noir laitier
Cette année, les cours des petits veaux laitiers ont évolué dans les pas de leurs niveaux d'avant 2019
© Virginie Pinson

Une hausse vers la fin février qui va en s’accentuant au printemps pour atteindre un plafond à l’été bien écarté du niveau de l’hiver, voilà la courbe classique des prix des petits veaux mâles laitiers, le schéma qu’on avait l’habitude de voir avant 2019. Des mouvements de prix complétement corrélés au rapport offre demande, puisque les vêlages sont plus rares à partir du printemps alors que la demande des engraisseurs va en progressant pour préparer les sorties d’hiver. 

cotation du petit veau

Cotation du veau Type lait, mâle, 45-50 kg- Moy. hebdo. FranceAgriMer, d'élevage et d'engraissement, Moyenne Nationale Foirail

Le prix du veau laitier en hausse de 42 % en deux ans

A 132 €/tête en semaine 27, le petit veau mâle laitier 45-50 kg s’affiche 12 % au-dessus de son niveau de la même date de l’an dernier, la hausse atteint 42 % si l’on compare au niveau de 2022. Les prix de cet été 2024 sont au plus haut depuis le record de 2018. Si l’observe la courbe des années antérieures à la crise de 2019, il est assez probable qu’à ce long plafond qui dure depuis avril ne va pas tarder à succéder une baisse saisonnière qui s’étalera jusqu’à la rentrée. 

Lire aussi : Comprendre les spécificités de la commercialisation du veau

L’engraissement en France va-t-il se stabiliser ?

Ce qui avait plombé les cours des veaux laitiers ces dernières années, c’est la forte dépendance du marché à l’export vers l’Espagne et la chute de la demande des engraisseurs. Car le marché du veau de boucherie a subi un gros choc pendant le Covid avec la fermeture des restaurants, dont il a peiné à se remettre. La production de veau de boucherie a connu trois ans de repli. Mais la tendance semble avoir changé. « J’observe davantage de nouveaux projets que d’arrêts, chez nous, à Sobeval » nous expliquait en avril Gilles Gauthier, président de la commission Veau d’Interbev. 

Les naissances de veaux reculent moins fortement

Selon l’Institut de l’élevage, 2,7 millions de veaux sont nés de mère laitière sur juillet 2023-avril 2024. C’est 1,8 % de moins que l’an dernier. Les naissances de veaux disponibles pour l’engraissement (mâles et femelles croisés lait-viande + mâles laitiers) étaient en baisse à 127 000 têtes en avril, soit -1,6% par rapport à 2023 précise l’Idele. 

Et la demande espagnole reste bonne

23 000 veaux laitiers ont été exportés vers l’Espagne en avril dernier, 8 % de plus qu’un an plus tôt, toujours selon l’Idele. De quoi alimenter la hausse des prix français même si les prix espagnols, eux, restaient nettement sous leur niveau de l’an dernier (-25 %).

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