Aller au contenu principal

La filière lait a imposé des nettes hausses de prix en restauration

Jamais le chiffre d’affaires des produits laitiers en restauration hors foyer n’a été aussi élevé qu’en 2023, malgré des volumes en baisse, selon une étude de Gira Foodservice pour le Cniel.

une table de restaurant vu de haut. un des clients mange un burger. un autre un plat en sauce à la crème. un troisième une pizza
Si les volumes de produits laitiers vendus en RHD reculent, le chiffre d'affaires augmente
© Généré par l'IA

La restauration hors foyer n’a toujours pas récupéré en 2023, en volume, son niveau d’avant la pandémie, de 2019. Avec un indice de récupération des prestations estimé, par Gira Foodservice (Circana)pour le Cniel 1 , à 95,2 % dans son ensemble, et même seulement 92,8 % pour la restauration commerciale, elle reste en retard en volume même si, en valeur, inflation oblige, le chiffre d’affaires affiche un indice de récupération de 106 %. 

Produits laitiers en restauration, recul en volume mais pas en valeur

En 2023, le marché des produits laitiers en restauration hors foyer a reculé de 1,68 % en volume mais la forte inflation a tiré le chiffre d’affaires qui progresse de 15 % sur la période. En valeur, la récupération post-Covid est donc « largement actée » écrit Gira Foodservice , avec un bond de +32,02 % depuis 2019, pour atteindre un plus haut historique, même si en volume on assiste à un recul de 4,04 % sur ces années. 

Valorisation du marché des produits laitiers en RHF sur 10 ans

Valorisation du marché des produits laitiers en RHF sur 10 ans

Un recul lié à des nouvelles pratiques

Mais pour Gira Foodservice la baisse observée sur les volumes, s’explique par une évolution des modes de consommation. Ainsi le fromage est tiré par la pizza et les burgers et ses volumes dépassent ceux de 2019, mais recule tout de même de 1 % en volume entre 2022 et 2023. Le lait perd 2 % en volume, comme l’ultra-frais. Seuls les volumes de beurre progressent, de 1 %. A noter la bonne performance en volume des sauces salées et des crèmes UHT sucrées.

Les commandes des clients évoluent, les choix des restaurateurs aussi

L’effet de l’inflation se traduit dans les choix des clients, menus ou formules plutôt que la carte, baisse de la consommation d’entrées et/ou desserts, baisse de la consommation de boissons notamment. Du côté des restaurateurs, l’étude fait ressortir trois stratégies. En premier lieu, les changements de carte, pour intégrer des produits moins couteux, un geste adopté par la moitié des restaurateurs, tout comme la création de formule prix mini. Enfin un tiers des restaurateurs confesse avoir réduit les quantités dans les assiettes.

1 : Source: Enquête GIRA Foodservice auprès des chaînes de restauration commerciale -échantillon représentatif de 5 500 établissements

 

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio