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Hausse fulgurante des prix des œufs en Europe

Même s’ils n’atteignent pas les sommets affichés aux États-Unis, les prix des œufs en Europe ont bondi cette semaine, et dépassent des records historiques. Sous forte tension, le marché manque d’œuf et tout laisse à penser que les prix resteront très élevés au moins jusqu’à Pâques.

oeufs dans une casserie
Les prix des oeufs progressent en Europe
© CNPO

La cotation des œufs en Allemagne a battu son record historique la semaine dernière, ce qui ne l’a pas empêché de reprendre plus d’un euro cette semaine, avec des hausses parfois plus fortes selon les calibres et le code considéré. En cause, toujours, le manque d’offre, notamment alors que la grippe aviaire pénalise la production polonaise, et que la consommation reste bien orientée.

De l’autre côté des Pyrénées, même ambiance, avec des prix des œufs de code 2 destinés à l’industrie qui ont atteint les 2,7 €/kg cette semaine. Il n’y a pas d’offre. Beaucoup de bâtiments sont en travaux de conversion pour passer de la cage au sol, le principal distributeur espagnol Mercadona ayant annoncé cesser de commercialiser le code 3 cette année. Les bâtiments déjà convertis produisent moins, eu égard à la baisse du nombre de poules au m² que le changement implique, et aux ajustements techniques nécessaires aux éleveurs pour s’adapter. Aucune amélioration sur le plan de la production n’est attendue avant le dernier trimestre. Dans ce contexte, l’Espagne n’a pas d’excédents d’œufs à exporter

Marché français de l’œuf calibré au 21 février :

La France ne fait pas exception avec un marché de l’œuf toujours très tendu, faute d’offre. Aux dires opérateurs, l’appel de la CFA à ne pas livrer Leclerc et Carrefour dans le cadre du différend sur le financement de l’ovosexage va être très suivi, par les centres de toutes tailles. Pour autant, ce débouché manquant ne devrait pas peser sur le marché au vu de la pénurie en cours. Certains autres acteurs verront peut-être leur taux de service s’améliorer. Enfin l’industrie semble largement en mesure d’absorber des surplus si jamais il y en a, à des prix intéressants pour l’amont.

 

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